navigation

Cécile Brunschvicg 30 juillet, 2026

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , trackback

Cécile Brunschvicg

55

Le 19 juillet 1877 naissait la femme politique française Cécile Brunschvicg, qui est aujourd’hui connue pour avoir été l’une des trois premières femmes à faire partie d’un gouvernement en France.

Née dans une famille de la bourgeoise juive, cette fille d’un industriel alsacien grandit dans un milieu républicain à une époque où les femmes étaient – et son toujours – discriminé pour leur sexe avec une absence totale d’égalité avec les hommes tout en ayant peu de droits, surtout politiques. Son mariage, en 1899, avec le philosophe féministe Léon Brunschvicg (1869-1944) renforça ses envies de militantisme et elle s’engagea ainsi aux côtés de celui qui était alors membre de la Ligue des droits de l’Homme et le vice-président de la Ligue des électeurs pour le suffrage des femmes.

Féministe convaincue, Cécile Brunschvicg s’engagea au sein de diverses associations comme le Conseil national des femmes françaises – fondé en 1901 – qui visait à leur obtenir une certaine autonomie dans leur famille et la société, ou encore l’Union française pour le suffrage des femmes qui était la principale organisation de ce genre et dont elle fut même la présidente de 1924 à 1944. Elle était alors modérée par rapport à des militantes radicales qui avaient des revendications bien plus progressiste, voire qui privilégiaient les actions violentes, mais elle restait dotée d’une véritable fibre sociale en créant l’association des Réchaud du midi qui permit aux employés et aux ouvrières de réchauffer leur repas du midi, ainsi qu’en poussant à la création de l’École des surintendantes d’usines – créée en 1917 – qui sont considérés comme les ancêtres des actuelles assistances sociales.

Membre du Parti radical depuis 1924, Cécile Brunschvicg était une figure en vue de la gauche féministe et devint ainsi sous-secrétaire d’État à l’Éducation nationale au sein du gouvernement Blum (juin 1936 – juin 1937) qui avait été constitué à la suite de la victoire du Front populaire – Parti radical, SFIO, PCF – aux élections législatives. Elle devint alors la première femme membre d’un gouvernement français en même temps que la socialiste Suzanne Lacore (1875-1975) et la communiste Irène Joliot-Curie (1897-1956) qui étaient respectivement sous-secrétaire d’État à la Santé publique chargé de la Protection de l’Enfance et sous-secrétaire d’État à l’Éducation nationale chargé de la Recherche scientifique, alors qu’elles n’avaient pas le droit de vote et d’éligibilité.

Placée sous la tutelle de Jean Zay (1904-1944), elle participa à la création des cantines scolaires et de maisons d’éducation surveillées qui remplaçaient les maisons de correction. Elle participa enfin à la promotion de l’intégration des filles et des enfants handicapés dans le milieu scolaire. Cécile Brunschvicg reprit ensuite la direction de l’hebdomadaire « La Française » dans lequel elle s’inquiéta de la montée de l’horrible régime nazi en Allemagne, au pouvoir depuis 1933, avant de devoir vivre plusieurs années clandestinement sous l’Occupation (juin 1940 – août 1944) à cause de ses origines juives et de son appartenance politique de gauche durant la Seconde Guerre mondiale.

Après la guerre, elle continua de militer alors que les femmes venaient d’obtenir des droits politiques le 21 avril 1944, mais elle n’en profita pas longtemps puisqu’elle mourut en 1946 à l’âge de 69 ans. Figure méconnue, Cécile Brunschvicg reste une pionnière des droits des femmes en France par ses activités politiques, bien que la première ministre de plein exercice du pays ait été la démocrate-chrétienne Germaine Poinso-Chapuis (1901-1981) – membre du MRP – qui avait été ministre de la Santé publique et de la Population dans le gouvernement Schuman (novembre 1947 à juillet 1948).

Commentaires»

pas encore de commentaires

Laisser un commentaire

Aldaria Final |
A demi -mot |
DES LETTRES ET DES MOTS |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Aimé Comoé
| Les Poétiques Littérales
| Red Spirit