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Le soleil ailé, ou disque solaire ailé 9 août, 2026
Posté par hiram3330 dans : Apports , ajouter un commentaireLe soleil ailé, ou disque solaire ailé,
est un symbole fondamental de la cosmogonie et de la théologie de l’Égypte ancienne. Il est souvent représenté comme un disque rouge ou doré (incarnant le soleil) flanqué de deux ailes déployées et parfois accompagné de serpents cobras dressés appelés uraei.
Ce symbole est fréquemment sculpté ou peint au-dessus des portes de temples, sur des linteaux, dans des tombes ou sur des objets magiques. Il incarne une force protectrice, céleste et divine, mais son sens dépasse la simple fonction de talisman ou de décoration sacrée. Il s’agit d’un condensé visuel de très nombreux principes spirituels et cosmiques.
À l’origine, ce symbole représente Rê, le dieu du Soleil, parfois fusionné avec Horus dans la figure de Rê-Horakhty, le « Rê d’horizon ». Le disque symbolise le soleil divin, source de vie, de chaleur et de lumière, mais aussi de savoir et de vérité. Les ailes, souvent celles d’un faucon, représentent le ciel, l’élévation et la rapidité divine, car les dieux égyptiens étaient souvent considérés comme des forces célestes capables de traverser les mondes.
Le soleil ailé protège ainsi la Maât, c’est-à-dire l’ordre cosmique, la vérité et la justice. Il agit comme une barrière contre les puissances chaotiques, les démons, l’oubli, la nuit, l’ignorance et la mort spirituelle. Dans les temples, le placer au-dessus d’une porte sacrée revenait à bénir le passage vers un lieu où règnent les forces cosmiques équilibrées.
Dans l’ésotérisme et l’occultisme
Dans les traditions ésotériques, le soleil ailé devient un symbole d’initiation. Il représente le processus de transformation intérieure, par lequel l’initié passe des ténèbres de l’ignorance à la lumière de la connaissance divine. Le disque solaire devient alors une métaphore de l’illumination de l’âme, et les ailes déployées illustrent le fait que cette âme, éveillée à sa véritable nature, est capable de s’élever au-delà des limites humaines, dans une quête d’union avec le divin.
Le soleil ailé est également un symbole de transcendance : il marque l’aboutissement d’un travail intérieur, la révélation de la sagesse, l’activation de la conscience supérieure (souvent appelée « l’œil du cœur » ou « l’œil d’Horus » en prolongement du même symbolisme solaire).
Utilisé en talisman ou en rituel magique, ce symbole est considéré comme une force protectrice active, capable d’écarter les influences négatives, les entités du bas astral, ou encore les pensées sombres. C’est aussi une porte entre les mondes, une clé énergétique permettant de circuler entre différents plans d’existence (physique, astral, spirituel).
Dans l’alchimie
Du point de vue alchimique, le soleil ailé est intimement lié au soufre, l’un des trois principes fondamentaux de la matière (avec le sel et le mercure). Le soufre représente l’esprit actif, le feu intérieur, le principe masculin, souvent relié au soleil. Lorsqu’il est ailé, cela signifie que ce feu est purifié, sublimé, capable d’ascension. Ce n’est plus un feu destructeur, mais un feu régénérant.
L’aile, dans le langage symbolique alchimique, est associée au « volatile », c’est-à-dire à ce qui s’élève, ce qui est subtil, ce qui échappe à la pesanteur matérielle. Le soleil ailé devient alors le feu spirituel qui transcende la matière, le cœur illuminé de l’initié, l’or alchimique, fruit du Grand Œuvre.
Il représente aussi l’union des contraires : le disque (rond, solaire, central) représente le principe fixe (le but ultime, l’essence), tandis que les ailes représentent le principe volatil (le mouvement, la quête, l’ascension). Leur union symbolise le mariage du céleste et du terrestre, de l’homme et du divin, du corps et de l’esprit.
Dimension spirituelle profonde
Le soleil ailé exprime la dynamique du divin en mouvement. Il ne s’agit pas d’un dieu statique ou lointain, mais d’une force vivante, protectrice, présente à chaque instant dans l’ordre du monde, dans l’élan vital, dans la lumière du jour, dans l’éveil intérieur de l’homme.
Sur un plan spirituel, il peut représenter :
Le Soi divin, le centre lumineux de l’Être ;
Le guide intérieur, celui qui éclaire et conduit l’âme sur son chemin d’élévation ;
La victoire de la lumière sur l’ombre, de l’ordre sur le chaos.
Pour les initiés, méditer sur ce symbole revient à s’accorder avec le rythme solaire universel, à développer une perception supérieure de soi et du monde, et à activer les forces de régénération spirituelle.
Utilisation magique et talismanique
Dans la magie traditionnelle, qu’elle soit égyptienne, hermétique ou rituelle moderne, le soleil ailé peut être :
Gravé sur des sceaux pour la protection et la bénédiction,
Porté en pendentif ou amulette pour assurer un bouclier énergétique contre les énergies néfastes,
Utilisé dans des visualisations pour activer la lumière intérieure ou accompagner des rituels de purification.
Il est parfois invoqué dans des rituels liés à la renaissance, la transformation de l’être, la quête de vérité, ou la guérison spirituelle.
Le soleil ailé égyptien est un archétype lumineux et sacré, porteur d’une multitude de sens entrelacés. Il est à la fois :
Un gardien des seuils sacrés,
Une expression du divin solaire,
Un outil d’éveil spirituel,
Un symbole de l’ascension intérieure et de l’unité retrouvée.
Il invite à devenir soi-même un « soleil ailé » : éclairant, équilibré, conscient, protecteur, et libre
B.B. King & Janis Joplin Soul Blues Explosion | Live Newport Folk Festival 1968 8 août, 2026
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le soldat Jacob Miller 7 août, 2026
Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , ajouter un commentairele soldat Jacob Miller
Au matin du 19 septembre 1863, sur le champ de bataille de Chickamauga, près de Brock Field, le soldat Jacob Miller, du 9e régiment d’infanterie de l’Indiana, compagnie K, prend une balle en plein front. Le projectile entre entre les deux yeux et se loge dans l’os. Ses camarades le voient s’effondrer, le croient mort, et reculent en l’abandonnant sur le terrain.
Quand il reprend connaissance, un peu plus tard, Miller comprend qu’il n’est plus derrière ses lignes. Il est passé de l’autre côté. Autour de lui, l’armée confédérée. Un homme au front ouvert, couvert de sang, seul, en territoire ennemi. La logique voudrait qu’il attende la mort ou la capture.
Il décide l’inverse. Dans son propre récit, recueilli des décennies plus tard par le Joliet Daily News en juin 1911, il raconte : « Pour ne pas devenir prisonnier, je me suis décidé à faire l’effort de contourner leur ligne et de rentrer de mon côté. » Il se remet debout en s’appuyant sur son fusil comme sur une béquille. Il marche. Il longe la ligne de bataille adverse, parallèlement, pas après pas.
Ce qui le sauve est terrible : il est tellement recouvert de sang que personne ne le reconnaît comme un soldat de l’Union. Il croise même son ancien capitaine, devenu major… qui ne l’identifie pas. Miller passe ainsi le long de toute la ligne confédérée et finit par rejoindre son camp, au moment précis où une brigade ennemie remonte derrière lui.
La balle, elle, reste. Les chirurgiens ne parviennent pas à tout retirer. Pendant des années, des fragments de plomb ressortent tout seuls de son front. Un morceau tombe en 1880. Un autre autour de 1911. Les derniers éclats sortent environ trente et un ans après le coup de feu. Entre-temps, Miller vit avec une plaie ouverte entre les yeux. Lors des rassemblements d’anciens combattants, ses camarades lui donnent un surnom qui dit tout : « Center Shot », le tir en plein centre.
Ce front troué, il le portera jusqu’au bout. Jacob Miller meurt en janvier 1927. Plus de soixante-trois ans après avoir été laissé pour mort sur un champ de bataille, l’homme qui aurait dû tomber ce matin de septembre a fini par mourir de vieillesse, la cicatrice toujours au milieu du visage.




















