navigation

Canicule 11 août, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Canicule

canicule

Curieux mot que voilà …

D’entrée il nous renvoie  à une constellation, celle du « Grand Chien », et à une époque que je n’ai pas connu personnellement, du moins dans mon incarnation présente …

Rien que d’y penser, j’ai comme un coup de chaleur !

Bon, or donc la « canicule » est liée à un phénomène « scientifiquement » déterminé où rentrent conjointement en ligne de compte températures diurnes et nocturnes dans un laps de temps minimum déterminé (par qui me direz-vous ? Cherchez et vous trouverez vous rétorquerais-je en transpirant goutte à goutte).

Il me semble clairement établi le cadre caniculaire.

Mais pour moi, et toi aussi, comment ressentir la réalité physique de ce phénomène somme toute assez rare … jusqu’à présent, et « présent » n’est pas un cadeau en l’occurence.

Bref en un mot (soyons économe), j’ai Chaud !!! Très Chaud !!! Trop Chaud !!!

Je présente, aux masses en délire, tous les symptômes (lu dans la brochure d’État) d’un individu (et pas n’importe lequel évidemment) gravement atteint, et donc éteint, par cette furie calorifique due, n’en doutons point, au réchauffement de notre Mère Gé …

Triste humanité qui me fée suer le burnous par ses excès consommatoires, ses gaspillages éhontés du sang de Gé, sa dilapidation suicidaire de l’Eau de Vie, ses viols à répétition des profondeurs de son Être, pire qu’une « tournante » dans une cave de banlieue ….. et c’est pas déjà là un signe d’Humanisme débordant  si tu vois ce que je veux dire !

J’observe les chiffres de l’échelle, non de Jacob, mais de Celsius … et ils grimpent, ils grimpent comme pris d’une fièvre incontrôlable pour aller taquiner, en les frôlant, ceux issus de Fahrenheit … Concurrence quand tu nous tiens …

Et moi je transpire, je me liquéfie, je dégouline à flots continus pour aller me répandre au sol informellement.

Je n’ose plus reluquer l’alcool rouge, ou le mercure argenté qui plafonnent, l’un et l’autre (pas de jaloux) au sommet de leur prison de verre …

Je rigole, oui mais de transpiration à en avoir une flaque tiède à mes pieds .. oui de la transpiration !

Avec avidité mon regard se décompose : un œil vers le réfrigérateur-congélateur celant des trésor de fraicheur, l’autre (œil)  vers le miroitement de la piscine, encore au soleil brûlant … Là aussi, pas de jaloux ! Les deux auront ma visite épuisée par le plomb du ciel et l’ardeur des rayons desséchant, des rayons sources de coups de soleil et de coups de chaleur. Dévastateur le Râ du jour !

A l’inverse de mon corps ruisselant, ma bouche est pâteuse d’un manque dramatique d’humidité, mon esprit divague (dix vagues dans un mirage, et pas l’aéronef) entre la vision hyper-réaliste de « Gelati de la Botte », de bouteilles porteuses de ce Houblon travaillé natif du « Benelux » nordiste, d’un tsunami de glaçons dégueulant d’un robot givré.  

J’ai comme l’impression que cette marée de fournaise me rend paradoxalement un zeste givré …

Mais que diantre je ne me laisserai par fer (à dix sous) par cette humeur torride qui m’embrasse et m’embrase sans délicatesse par les cent huit rayons de cette boule incandescente qui refuse d’être voilée.

A l’ombre ! telle devient ma devise locale et personnelle .. que j’applique dans la nanoseconde présente pour m’aplatir sur un gazon arrosé qui se terre sous la frondaison d’un cèdre séculaire. Bon il est vrai que c’est un emplacement classique de latrines canines …. Et en plus l’acide urique épandue ici et là attire irrémédiablement moustiques et mouches.

Diable la poisse me poursuit et me rend poisseux du manque de souffle, retenu pour cause d’odeurs nauséabondes, entre chaleur et vapeurs ..

J’ai soif ! J’ai besoin d’eau, voire d’une histoire d’O.

Plus de salive, plus de larmes, plus de transpiration, je suis sec tel un vieux sarment, comme une paille prête à s’enflammer, à l’évidence je pense craindre la chaleur .. me dis-je dans le délire de mes mirages troublant ma vue éblouie.

Et toujours les rayons de Ré qui rayent ma peau tannée quasi carbonisée.

Et toujours les flèches de Râ qui percent ma carapace de sel durci qui s’exsude des pores calaminés.

Et toujours les éclairs de Zeus qui piquent mon cuir racorni dans la touffeur tarie de l’ambiance de l’atmosphère brûlante comme un souffle de Dragon.

J’ai chaud, je suffoque, je fond ….

Comme toi, et d’autres me diras-tu ! Certes, mais les autres et toi dans ce moment torride .. je m’en moque comme de mon premier coup de soleil !!

J’aspire à la fraicheur vivifiante alors que l’air inspiré n’est qu’haleine diabolique qui corrode ma trachée artère et mes poumons déjà quasi asphyxiés ..

Vois-tu je ne supporte que difficilement la chaleur estivale muée en canicule aoûtienne par un caprice vengeur de Gaïa face à la folie furieuse de l’humain qui l’est si peu .. humain.

Je rêve, que dis-je je délire face aux images subliminales de glaces chocolat-vanille-fraise-pistache-rhum-raisins, de sorbets orange-fruits de la passion-anis-mangue, gâteaux givrés, de cafés frappés, de fruits congelées bavant de chantilly, bref j’ai soudainement quelques envies de froid à déguster.

Canicule.

Mot suant l’étouffement de toute activité ludique et .. autres aussi !

Je gis amorphe sur le carrelage humide de ma chambre aux volets clos, haletant en quête d’une once de non-chaleur abrutissante, la crainte (bouillante) de disparaître dans un soupçon de buée moite.

Soudain, alors que je rampe tel un escargot intoxiqué par la sècheresse ambiante laissant un sillon de bave salée, n’ouïs-je point comme une série d’explosions se rapprochant de mon désert poussiéreux ?

Non, oui !

Malgré mes volets clos, malgré mes vitres verrouillées, malgré mon égarement déshydraté, il me semble percevoir l’écho d’une sorte de cavalcade se rapprochant à la vitesse d’un bourrin au galop de mon désert sombre et chaud ….

Dois-je déjà, enfin me réjouir de la nuit s’avançant dans un grondement inhumain martelée par des flashs de plus en plus lumineux qui encerclent mon îlot désertique ?

N’est-ce pas l’illusion illusoire que va cesser sous peu mon cauchemar d’agonie cendreuse ?

Que nenni point du tout !!!

Présentement, bien qu’hagard, mes (rares) neurones encore assoiffés me signalent, sans aucun doute possible, que les « sons et lumières » que je perçois, qui percutent ma cervelle en bouillie, sont bien les prémices s’approchant d’un orage, ô rage sans désespoir d’un coup …

Cavalcade et bourdonnement allant crescendo sont l’avant garde de la pluie que dégueule enfin  les nuées moutonneuses que j’entrevois entre les persiennes flasher par une multitude d’arc électriques que l’on nomme « foudre ».

Ouf !

Je n’entend même plus autre chose que ces crépitements et ces grondements sauvages, irréels, tant espérés par … Moi !

Voilà je re-vie …

Mais demain je crains fort que l’on ne se pèle suite à une vertigineuse chute de températures, nonobstant les risque d’inondations variées, la gadoue dans les rues, et donc at home itou, les fuites en toitures ou celles dues aux fermetures mal jointées .. et j’en passe car le vent souffle avec force et vigueur.

Va falloir ôter cette poussière humide qui s’infiltre partout nom d’un chien !

Vivement le ciel dégagé, la chaleur assèchante, que je puisse enlever le petit gilet …

Alors je lève les yeux vers la voie lactée désormais nettoyée et j’y discerne un regard autant narquois que goguenard …..

et j’aime !

Chris

août 6018

216959_262770523842341_231049525_n

A toutes et tous … 1 mai, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

muguet-bouquet-roses

Livres … avril 6018 18 avril, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Livres

Même ne sachant ni Lire, ni Écrire …

Ce mois ci j’ai épelé avec un grand plaisir, entr’autres :

Δ

le livre de  ROMBI

« L’HISTOIRE EXTRAORDINAIRE DE JC LE FILS DU BIG BOSSE« 

LA COUVERTURE JC

 Δ

le livre de  BERNARD WERBER

 » DEMAIN LES CHATS « 

 demain les chats

Δ

le livre de  DAVID MOITET

« LE PASSAGE DES OMBRES« 

passage des ombres

Δ

le livre de SYLVIE BARBAROUX

« POUR L’AMOUR D’ISIS « 

 Pourl'Amourd'Isis

 

Livres ... avril 6018 dans Billevesees & coquecigrues Emoticons-plus.com-21

Chris

avril 6018

Pluie et Dérive …. 17 avril, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Pluie et Dérive ….

Image2

Ce matin, bien avant l’aurore mon regard est allée quérir cette voie d’argent qui illumine les ténèbres cycliques avant que ne pointe Ra. Las point de reflets de ce taquin à naître, une brume épaisse et lourde enrobait mon réveil…

Ouate ! Curieuse impression de silence et mouvement dans l’azur déguisée en nuées grisonnantes telles désormais la couleur des cheveux qui me restent.

Pas de nostalgie, ni de regrets devant cette grisaille qui ne saurait étouffer la puissance des rayons taquins jouant à cache-cache dans la masse humide qui se traine avec paresse dans la mémoire d’une immensité cosmique sans borne.

L’eau c’est la Vie ! Aussi …

La sècheresse recule, goutte à goutte, sous les assauts des seaux que l’Olympe déverse en averses, que nos lèvres craquelées, comme la terre de Gé, lapent en même temps que nos larmes de joie à cette humidité revigorante …

Il apparait que le « gris » peut être aussi la Vie !

En attendant, foin de philosophie et profitons, chacune et chacun, de cet H2O qui ruisselle de ces convois, qu’on voit parfaitement, défiler en masse atmosphérique au dessus de nos têtes exsangue de sa présence.

Il pleut !

Plut à Dieu que l’eau du ciel n’inondât point l’espace solide où je gite encore sèchement …

Mais je m’égare un peu, et en période de grève c’est pas le mieux du pire, bref je reviens à mes moutons qui moutonnent dans l’azur caché par eux, sans m’endormir moi.

Bruine délicate, mais froide, grossit et grossit, telle une baudruche sale, pour devenir roulement sauvage par vent poussé dans une galopade effrénée et sauvage à l’instar d’un cheval de rodéo neuf.

La température en profite, sournoisement, pour se replier vers le bas, mais comme tout ce qui est en bas est comme ce sui est en haut, nous voilà bombardés par un staccato de grésil d’abord, de grêlons vicieux d’autre part.

Nos celtes ancêtres, tendance gaulois, n’avaient pas tord : il arrive que le ciel nous tombât sur la tête, et vu la rareté des cheveux qu’il me reste … c’est douloureux, même pas engourdi par le froid complice.

Je rage et fulmine soudainement de n’avoir pas prévu cette humidité agressive et gelée.

Restons cool, et non coule …

L’eau est source de Vie, indispensable à la Vie, d’ailleurs ne dit-on pas « mettre de l’eau dans son vin » ?

Il n’empêche que la cavalcade nuageuse, zébrée d’éclairs (même pas au chocolat !), mitraillant de glace (même pas italienne !), me fait plonger, tout vêtu, dans l’humidité m’entraînant vers le rhume sans rhum, ni tambour ni trompette ….

Désagréable sensation que cette transpiration qui n’est pas mienne, et qui vient dégouliner des mèches (rares il est vrai) de ma coiffure, jusqu’aux ongles incarnés (oui je crois en la réincarnation) flottant dans mes grolles rapiécées.

Que d’eau sur mes os, alors que mes dents s’essayent aux trépidations des castagnettes ibérique, et que je grelotte en surnageant à peine, avec peine sous ces assauts de seaux se vidant comme une avalanche de blanche à flanc de montagne sur mes flanc granuleux d’une chair de poule célibataire.

Rideau ! Rideaux ! Rides d’eau !

Assailli de toute part me voici hagard sous le regard gris ciel d’averses diverses qui me fouettent sans cesse dans un bombardement de gouttes, de cristaux, d’eau …

Lessivage !

Ça ruisselle de toutes parts, d’en haut en bas, de bas en haut ; l’Eau primale nous refait un Tout comme au Commencement après que la Lumière fut …

Étrangeté de la physique Euclidienne, surprise de la physique Quantique …..

Sous ces torrents Hermès vaque sereinement avec son Émeraude et des sandales ailées, survolant le Nil, Noé et son Arche, les tsunamis pas du tout amis, les rus, rivières et fleuves qui grognent et grondent.

Et moi je me trempe au risque que la chair quittât les os ! Horreur ! Eau Reures ! Hors Heures !

Je me semble me liquéfier dans cette humidité dont l’abondance n’est pas issue d’une corne éponyme mais rigolant des pleurs des Anges des cieux, d’essieux itou de cette charrette du vendeur, vent d’heures, d’Ô natif de la « mousson » (comme on susurre à Montpellier) tirée par un cochon d’inde, dinde, dingue !

Quelle suée …

Je patauge dans la gadoue de mes images qui surnagent encore, laborieusement, avant que d’aller, fondues, être aspirées par la bouche d’égout, dégout …. des goûts et des couleurs qui passent sous l’action acide de l’eau des cieux, étrangeté là encore du présent passé en devenir.

La fantasia des cumulus-nimbus accélère jusqu’à en devenir une charge héroïque aux rares survivants annoncés dans le synopsie de cette œuvre tragique qui pousse à sourire… car l’Eau … c’est la Vie.

Ici est la voie humide dirait l’Alchimiste échangeant avec Hermès, ici est l’accomplissement d’un plaisir vital murmurait le porteur d’eau, ici est l’océan primal annoncerait le premier des marins, là est l’eau, hello, confirmerait le clown à l’humour coulant.

Ça baigne !

Comme sous une douche, dans une baignoire, dans un baquet de mon enfance du millénaire précédant, ça baigne comme un chichi dans l’huile bouillante, comme un apéritif qui se noie et gémit, comme une éponge qui se gonfle orgiaquement,  comme un balai brosse en couple avec sa serpillère d’avant les chiffons jetables, comme .. comme …. une fuite en toiture suite à une brusque et violente averse, à verse.

Bref ça ruisselle un max.

Pourtant, je distingue au travers de ce rideau des perles salées qui coulent sur des joues d’un visage faisant la moue, tristounet, insensible à ces marécages en voies de constitution, à ces flaques déjà salies pas les semelles du passé des passants, à ces rigoles qui ne rigolent point avec d’aller se suicider dans l’à-valoir, l’avaloir du caniveau usé et las de tant de tumulte.

L’ondée dissimule l’ondine, dommage …

Me re-voilà isolé tel  un naufragé sans son vendredi au milieu du centre de nulle part, ici où git l’incommensurable miroir de demain à hier …

Que d’eau, que d’eau comme disait Mac (je vous laisse le choix du second terme – thermes de thermalisme bien sûr) ceint d’un gilet de sauvetage percé par sa bouffisance.

Les flots montent, les flots grimpent, les flots heures sans une minute de répit.

Me voici fort marri d’être cerné, con-cerné diraient d’autres me connaissant, con-naissant car rien ne sert de partir avant l’Eure dans une inondation, c’est bien con-nu par les baigneurs esseulés.

Je divague, je dix vagues, je tsunami même …. délire d’overdose d’eau cosmique qui me ballote de rive en rive, de méandre en méandre, d’écluse en barrage, mais je surf tout joyeux à l’ivresse de cette vitesse qui m’aspire comme thé vert glacé via une paille.

Soudain !

Stop !!

Arrêt !!!

Le réveil est brusque, voire brutal dans les draps trempés d’une malsaine suée de délire, de délire, de délire …

Les paupière se lèvent, au travers la vitre mouillée des pluies nocturnes, au travers de ces perles où je me mire hagard, au travers la luminosité qui a balayé les moutons gris, les moutons noirs je vois …….

Un regard humide et souriant qui sèche mes appréhensions, mes peines et cauchemars, qui réchauffe tendrement mes pensées et les limbes de mes songes plus vieux …

Et j’aime.

Chris

avril 6018

26648_10151832361557063_1814803041_n

Image de prévisualisation YouTube

 

6018 … 1 janvier, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

 

...bonne-annee

...bonne-annee2

Infinitude … 25 décembre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

 

Noel

La retraite 4 décembre, 2017

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

La retraite

retraite le chat

Celle dont il s’agit n’est pas celle de Russie mais bien sûr celle d’un honnête (si si si) travailleur, voire d’une honnête (si si si) travailleuse, les deux usés jusqu’à la corde qui devait les pendre à l’autel des sacrifices de notre (enfin plutôt votre) société de consommation en un seul, voire en deux … mots.

Ainsi donc il est l’heure et nous avons l’âge, mais avons-nous assez de trimestres de cotisations laborieuses pouvant nous permettre de passer maintenant de trois à deux repas quotidiens ?

Certes penses-tu, édentés comme ils sont les vieillards, autant souper léger …

Je reconnais bien là, grâce à ma paire de lunettes, ton « esprit » autant mesquin que rabougris … voir noir !

Mais je me dis, après avoir mis mes sonotones, il ne doit pas avoir de miroir le pôvrounet sinon en plus d’une crise cardiaque (du cœur donc), c’est son bout de boyau de la tête qui s’enfuirait, effaré, par la narine droite, la plus éloignée de sa calebasse plus dure que du granit marbré.

Las, je m’en moque devant mon moka fumant, le retraite est là qui frappe à ma porte !

Nom de nom, j’ai oublié l’endroit où j’ai bien pu poser la clé de ma porte verrouillée !!! Et l’autre qui tambourine avec force et vigueur sur le battant d’acier boisé et sécurisé du sas de ma chaumière …

Pas d’affolement je vais la retrouver la garce qui m’a fuit sardoniquement pour m’empêcher d’accueillir la bonne nouvelle tant attendue depuis des lustres, et même des lampadaires.

Nom d’un chien, malgré mon flair, atrophié désormais certes, je ne hume point l’odeur suave du sésame indispensable pour accueillir dignement cette bougresse que j’attends depuis … et plus encore !

Gardons notre calme, au prix où il est cela me parait un bon plan … Bien que mes (fausses) dents grincent à la taille réduite de celle qui heurte l’huis de mon humble chaumière heureusement aux traites toutes acquittées, et que j’ausculte au travers de l’œil de bœuf.

Nom de Zeus, muni de mon déambulateur (du premier prix et en promotion) je tourneboule dans ce hall qui m’enserre dans ma nervosité tremblotante de ne pas arriver à mettre ma mains, percluse de rhumatismes déformant, sur ce bout de ferraille  me faisant l’égal de Saint Pierre (mais non Miquelon).

Cool, zen et serein me hurlais-je aux combles du grenier, et tandis que l’écho ricochait contre les murs et cloisons j’inspirais le maximum d’oxygène pour ventiler un choux-ya le neurone esseulé qui rampe dans ma boîte crânienne.

Voilà, retour à la plénitude de ma sérénité rétablie …

Enfin j’arrive cahincaha  (Caïn en tête) à me trainer lamentablement vers le clou (et pas du spectacle) rouillé où est pendue,  et sans sentence judiciaire la pôvrounette, la clé (plate comme une limande neurasthénique) déverrouillant les « trois points » (chut !!!) de la porte dérobée (mais que fée la peau lisse !) menant (et non manant) de l’extérieur à l’intérieur …

Ouf, c’est fou le temps qui galope, lui, pendant que je glisse sur la bave de l’escargot que je n’arrive pas à rattraper … Pourtant je fée l’effort de fer des efforts pour me hâter (athée ?) vers la délivrance de cette retraite qui agonise de l’autre côté du bois ferraillé de mon logis où je gis.

J’halète tel une femme en voie de délivrance, et, ahanant,  j’insère la clé au panneton zébré pour titiller la serrure rétive qui geint en grinçant lamentablement de son manque d’huile (d’olive la meilleure).

Alléluia ! Le mécanisme crissant sous l’effort, voire les forts, abdique en acceptant de virer de bord, déclenchant la clanche commandant l’ouverture de ce passage trop sage.

Un flot impétueux de poussière accompagne ce mouvement digne d’un sport de haut niveau, libérant l’accès de l’un à l’autre, de l’hun …

Face à face !

Je n’ose bouger un cil devant cette craintive retraite qui ne songe qu’à s’enfuir de mon désir …

Mon souffle s’essouffle à force de rétention, mes yeux s’embuent, ma bouche bée en tremblotant, tout mon corps s’arque prêt à bondir, mon esprit titube d’une impatience due à l’abstinence douloureuse, je me crispe dans un immobilisme quasi gouvernemental.

Patience …

Le face à face ne doit devenir duel !

En fait, en fête plutôt le rapprocher d’une union consentie (en un mot unique) et bénéfique aux deux.

Fusionnelle …

Bref, en un mot comme en cent huit une bénédiction laïque partagée !

Il est donc hautement souhaitable que les épousailles fussent célébrées, les bans ayant été déposés il y a six mois, pour moi.

Ô temps suspend ton vol, car le temps est un forban qui dérobe sans scrupule les moments qui m’appartiennent en propre, tout le long de ma croissance-décroissance.

Me voici là et dans l’instant présent-futur devant mon avenir présent en devenir …

Tu hausses le sourcil droit devant l’apparente incohérence de MA situation qui t’incline, vers la gauche, à supputer (faussement !) de mon état mental.

Que nenni point question !

Et puis que me chaut ton opinion  vis à vis de ma  propre vie alors que ta cervelle crasse est bordée de tes ignorances congénitales (en un mot, sinon ….), je me comprends en cette seconde de face à face avec MA retraite qui présentement esquisse la naissance d’un sourire confiant.

Je m’efforce de rester cool face à cette ébauche de rapprochement sensuellement professionnel et personnel d’avec icelle.

Hésitation, timidité, pudeur …

Je m’efforce de rester aussi serein qu’un canari des îles éponymes.

Chaleur de regards échangés bien que similaires …..

Je m’efforce de reste zen également.

Correspondance et connexion spirituelles dans cette complicité matérielle …….

Le mouvement d’approche se précise, les vibrations s’accordent, la distance fond dans cette découverte mutuelle et assurée.

Apprivoisement de l’une et de l’un, de lune et de l’Hun, des deux quoi !

Progrès !!

Fraternisation !!!

Et … plus ….. qui sait …….?

Je bondis, avec parci-et-monie me servant de cannes, vers mon téléphone cellulaire (comme le fourgon du même nom) qui est portable et donc posé sur la table du séjour, afin d’aviser mon Banquier (et c’est moi Mon Banquier) d’une baisse de revenus inhérent à mon nouvel « état » du aux décisions (mesquines je dois l’admettre) de l’Etat à mon égard.

Perte de revenus, soit incontinence monétaire ; j’vas me retrouver sur la paille (synthétique) dès le début du commencement de cette Ere nouvelle pour moi qui vas vivre sous peu (soupeux et avec paille) aux crochets de ton smic galeux qui ne te suffit pas à toi-même m’a-t-on dit.

Qu’importe ! Qu’exporte ! Il y a toujours une porte de sortie et d’entrée pour un « novi » d’avec le temps libre, un nouvel époux de la pension, étriquée certes, que beaucoup d’autres n’ont pu atteindre car éteint trop tôt.

Vingt Dieux, vains Dieux ….. C’est fou que d’accepter sans trop broncher d’être un amputé  monétaire, un individu désormais au régime (et pas politique celui là), un pauvre hère errant sur l’aire sans air de sa fin (sans faim) annoncée pour …

Réagissons, optimisons, sourions !

Oui c’est à toi que je cause présentement, toi qui te crispes soudainement devant ton écran débordant de pixels issus du tambourinage de mes doigts engourdis sur le clavier dégourdi.

Je t’annonce, sans tralala, sans tambour ni trompette, sans orgueil ni acrimonie, que « Oui ! » pour Moi il est temps d’avoir le temps de prendre mon temps sans rime ni raison et sans bruit …..

Des années, des ânées, des trimestres et des trimestres qui se sont succédé dans une course folle que je n’ai guère maîtrisé, que j’ai souvent subi, que j’ai toujours comptés.

Bref m’y voilà, m’y voici, rassis un brin mais content d’y être parvenu (et là cela ne veut pas dire .. riche ..) intact …. Heuuuuuu, presque, mais qu’importe ici aussi !

Une chanson de « Sheila » de naguère .. « l’heure de la sortie »…. Et bien il semblerait que j’ai l’âge et que ce soit l’heure !

Ô combien je m’y suis préparé, des mois et des mois, des émois aussi, tout ça pour Moi.

Je risque donc d’avoir quelques miettes de temps (non pas de thon ! Tu es vraiment bouché dans ton genre) pour plus rêvasser, scripter, m’occuper .. Utilement.. Ouf !

Je ne languis pas, je compte juste les jours pour le principe avec un œil braqué sur les « mesures » gouvernementales qui fleurissent bien que nous approchions de l’Hiver et des frimas ; une bavure n’est jamais exclue en ces périodes festives …

Mes songes s’égaillent pendant que je m’égaie à ce demain sans pendule tonitruante, sans trop d’horaires imposés, sans gros besoin de garder sang froid, en imaginant d’autres écrits, d’autres recherches sans limites …

Toutefois, toute foi, l’instinct et l’intuition me font braquer, avec douceur et tendresse, mon regard vers cette voûte étoilée.

Toutefois, toute foi, je sais que chaque instant me mène vers un « autre cycle » qui déjà s’ouvre vers moi en de multiples vibrations.

Toutefois, toute foi, je lève toujours et encore les yeux vers cet azur d’un bleu profond où je distingue ce regard qui m’accompagne depuis … et plus encore, et j’aime !

Chris

décembre 6017

oeil

12345...46

Aldaria Final |
A demi -mot |
DES LETTRES ET DES MOTS |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Aimé Comoé
| Les Poétiques Littérales
| Red Spirit