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Cheminement ….. 18 janvier, 2019

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Cheminement …..

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Oui c’est bien noté « cheminement », et non Chemin …

Cheminement est la notion de déplacement, pas d’errance, vers un lieu, un but supposé connu ou inconnu, alors que « Chemin » paraît plus défini, est l’endroit emprunté pour aller (en principe) « d’ici » à « là bas » : nuance et plus … donc.

Il n’est pas rare d’entendre, ici ou là, ici et là, que le Cheminement est plus important que le but … Vaste débat philosophique, métaphysique …..

En ce qui me concerne, par l’expérience du vécu, j’ai une nette tendance à considérer qu’effectivement le Cheminement est de facto Le but ……. Bien sûr que le « but » nous est humainement imperceptible, enfin c’est mon cas, alors que les traces de mes pas dans la poussière de mon passé me renvoient sur mes avancées (positives ou pas, positives et négatives)  ;  une sorte de pavée mosaïque intimement personnel.

Cheminement est mouvement ! Mouvement est Vie !! Vie est … !!!

La Vie reste essentiellement « vibration(s) »,  donc « Énergie », mathématiquement (en quelque sorte) il peut en découler que « Cheminement » équivaut à « Énergie »  : ces deux termes seraient fondamentalement semblables en « concept » (mathématique, philosophique, métaphysique …..).

Du coup revient en ma mémoire une « vision bouddhiste »  qui précise que le « monde est illusion(s) » ……. Wouahhh, où cela va-t-il m’entrainer puisque Cheminement est Mouvement, illusion ou pas.

Je semble déjà m’égarer sur la voie (non ferrée) me transbahutant de gare en gare … Erreur !!! Double Erreur !! Je ne m’égare, ni suis transbahuté !

Dans le fond (si je puis dire) me voici en un point de départ … comme celui d’avant, comme j’espère celui de devant. Bref je suis en cheminement d’un point à un autre, en quelque sorte « pas à pas » jusqu’à mon « tré-pas » qui devrait, qui sait, me faire aller vers un point ….. « central » … et hors illusions illusoires …….

Non rassure-toi je n’ai ni bu de l’alcool, ni usé de produits « illicites » en regard des « lois humaines », tout simplement je laisse libre ma (faible) capacité de raisonnement (non pas de résonnement, moqueur que tu es !).

Cheminement est débuter par l’avancement d’un pied, puis de l’autre, et ainsi de suite dans le déséquilibre permanent  de mon être physique qui lutte pour ne point chuter … Il lutte « pied  à pied » ! « Pas à pas » ! Maât au secours !!!

Et puis, et puis je m’y fais, je mi fée ….

Bigre tentons autre chose, soyons fou … un pas de côté, un seul (pas d’excès) et hop retour dans le droit chemin, pour cheminer d’équerre …..

Ouf, ça a marché, mais j’ai eu tout de même un bref raté cardiaque à quitter ainsi, soudainement, la droite ligne où, hélas, il m’arrive de m’ennuyer … pourtant la « rectitude » ce n’est pas rien !

Ne rigole pas toi ! Essaie !! Et on verra …

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Et maintenant que vais-je faire ? M’arrêter ? Faire une halte ? Poursuivre ?

M’arrêter ? Alors que j’ai commencé avec curiosité (pour n’être point seul) à déambuler, un peu en dilettante certes, mais avec un réel enthousiasme du, probablement à mon jeune âge …

Faire une halte ? Encore jeunot je peux (je dois ?) éviter toutes pauses excessives ne pouvant que me mener à l’oisiveté, à grignoter ce qui est dans mon balluchon, à me mirer satisfait de ces pas dans le miroir que j’ai toujours avec moi, adolescence quant tu nous tiens …..

Poursuivre ? Jusqu’où ? je fatigue un peu déjà, rhumatisme et arthrose se conjuguent pour me ralentir, me faire hésiter, me faire tré-bucher lorsque je me risque à enjamber un autre moi-même découvert sur ce chemin …….

Que diantre avançons !!!

Une (fausse) interprétation du « marche ou crève » … mais je ne me déballonne pas ! J’enjambe, me retourne et je vois … la chair quitte les os ……. déjà !

Mais j’ose !!

Je prend la « forme », point par point, la redresse avec finalement guère de difficultés et me voilà « elle » …….

Cheminement où donc me mènes-tu sans désemparer, traversant la ligne droite définie par une équerre, pour m’accompagner dans des voies qui n’en sont qu’Une, la mienne. D’où mon face à face intime et ma contemplation frissonnante d’avec mon devenir humain.

« Meurs et deviens ! » (Goethe).

Je ne suis pas pusillanime .. l’obduration n’est pas mienne … mais plutôt tenté par l’alacrité ….. De plus j’ai une vision holistique de la Vie, je suis sensible à un avenir coruscant et flavescent ……. Alors, que diable je poursuit mon cheminement délaissant « Satan », préférant « Lucifer ».

En mouvement, ne veut pas dire sans pause !

Aussi je prends le temps, n’existant pas, de souffler (inspir/expir) après moult hésitations, de nombreuses interrogations, d’incommensurables méditation : me voici à un Seuil.

Je souffle oui, mais chancelle aussi devinant dans les limbes de ce seuil un Devoir, le mien maintenant !

D’autres péripéties m’accompagnent alors, d’une soif de vengeance à la maîtrise de l’architecture qui ne m’empêche point de m’égarer dans un gouffre au chemin lardé de nombreuses portes codées dont l’ultime me fait fuir d’effroi ! Mais je m’en sort, pas seul, accompagné que j’étais à cette occasion de deux larrons …

Enfin c’est « sous une voûte – sacrée - » que je suis « Elu », sans vote ….. oui je sais ce n’est pas « démocratique » … mas peu me chaut, c’est ainsi !

Je te sens vibrer d’une jalousie âcre ….. et bien … tant pis pour toi, je te laisse macérer dans ton acide sueur de déconfiture.

Une pause est bienvenue, pour calmer le cœur, apaiser l’esprit, reprendre souffle, réfléchir et méditer … et se restaurer itou !

Je suis mieux .. je n’ai pas envie de reprendre le « cheminement », s’abriter dans une routine quotidienne, en un lieu fixe a du bon dois-je concéder ;  je vais y songer et demain au réveil, au chant du Coq je trancherai, d’un coup d’épée bien sûr.

Avant cela je vais prendre l’air, balader dans le jardin d’à côté, là où foisonnent des roses …

« Qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autours de vous » (une anti-émission présentée par .. Personne ..) : Titre de naguère sur un média, titre que j’ai toujours apprécié, titre  qui me berce encore ….

Toutefois je m’interroge, sous ton regard scrutateur et sans vergogne : suis-je là où je devrais être, suis-je là au bout du bout de mon Cheminement, suis-je là car las de me mouvoir entre écueils, bourbiers, sables mouvant, imperfections que je devine à chaque miroir qui se dévoile, lui, à moi ?

Que Nenni !!!

Dans un sursaut d’orgueil (oui d’orgueil – ego toujours vivant), dans des frémissements de honte, dans un foisonnement de « curiosités & d’envies » je me dis : Nenni !!!

Certes je ne distingue même pas l’esquisse du commencement du début d’un But,

certes je n’entends pas le bruit rageur de mes pas retenus contre le gré de ma fierté blessée,

certes je ne marmonne plus aucune (fausses) excuses à ma somnolence passive, stérile et immobile !

Sacre Bleu ! Motivé je suis à nouveau pour aller ici ou là, ici et là où mon Intuition me guidera (accompagnée de ma Raison) pour cheminer encore sur les chemins broussailleux de mon cheminement encore celé.

Un Chevalier, un Élu se doit d’avancer, et le jardin que je pense avoir deviné me motive aussi par la couleur et les fragrances de ses Roses que je perçois au cœur de mon ombre lorsque luit Râ dans mon dos …..

Je m’élance .. ragaillardi par ces visions qui m’attirent, attirent mes sens, et au delà semblent me faire miroiter le passage au travers d’un miroir …

Ténèbre, Lumière, kaléidoscope où se cognent des images d’hier et de demain, des futurs éclairés, des épreuves difficiles, un chemin neuf (9 aussi je crois …), mais déjà je distingue comme un pallier cerné des ténèbres mais ouvert vers Une Lumière.

Je vais traverser un Pont, j’y suis contraint pour aller plus loin, plus profondément, vers moi et autrui … Il me faut obtenir la Liberté de Passage !

Un cheval apparait que j’enfourche, Chevalier que je suis pour au pas, au trot et enfin au galop franchir et dépasser des collines les une noires, d’autres blanches, au loin je crois même distinguer des rouges … Mon cheval, un destrier « pie » accélère encore de lui-même et me force à me cramponner à son col ….. Heureusement je n’ai point à brandir mon épée …

Au long de cette chevauchée « fantastique » je me laisse aller à mes rêves, à mes images d’un passé que je vois plus clairement, à mes mirages de demain qui sait … Tu voudrais savoir lesquelles ? Et bien Non ! Elles relèvent toutes de mon intimité  que je redécouvre dans un regard désormais différent.

Des combats défilent si vite que je ne perçois pas l’adversaire, moi peut-être ?

Des étapes ensablées dans la mouvance de mon « moi » ?

Une Epée brandie à mon poing et qui étincelle des rayons de Ré sûrement ?

Mon manteau blanc (je ne m’étais même pas aperçu de sa présence sur mes épaules !) frappé d’une croix pattée rouge tel le sang qui tambourine à mes tempes virevolte similaire à une Aura que je discerne à peine, avec peine, trouble même comme mes pensées en cet instant …

Me voici rendu, enfin j’imagine …

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Un campement, un camp fortifié où trône au centre une échelle double, curieux …..

La nuit rampe vers nous, aussitôt (aussi tard ..) il m’est demandé de « veiller » sur l’assoupissement serein des unes et des uns qui se calfeutrent dans leur manteau, sous une bâche, proches de flamme réchauffantes …….

Me voici seul ! En sentinelle dans cette obscurité qui me cerne et m’enserre, à veiller !! Je suis dans la Ténèbre un Veilleur !!!

Trois « ennemis » potentiels sont dissimulés, ici et là, maintenant comme toujours, dans les limbes de cette nuit à rêver de corrompre …

Seule la faible clarté d’une Lune complice, et les luminaires de la Voie Lactée, m’aident, dans le silence égratigné des bruits d’animaux qui rôdent en quête de repas, à rassembler mes pensées éparses … tout en gardant mes sens en alerte.

Mes pensées patinent un peu comme l’esquisse de mes futurs pas le long d’un chemin à reprendre, seul.

Tu t’étonnes, tu ronchonnes, tu m’injuries en silence (couard que tu es), mais est-ce réellement toi ? N’est-ce pas cet « ego » qui a prit ton apparence sardonique et colérique …

Les Ténèbres sont terribles … la Lune qui reflète le Soleil ne me suffit pas dans l’instant sombre ….. Il va me falloir reprendre mon Cheminement dans la clarté de la Lumière : « fais ce que dois, advienne que pourra » !

Tu en restes tout esbaudi … Tu penses (enfin si on veut) que tu vas pouvoir suivre mes pérégrinations comme un feuilleton en « live » … Que nenni !

Autant le(s) chemin(s) est (sont) publique(s)  (cf. chemin communal, départemental et autres..), autant le Cheminement ne peut être qu’intime ….. alors ton feuilleton tu te le fais pour toi même, par toi-même !! Et toc !!

Je ne peux qu’essayer de partager, avec toi, avec autrui, que mes propres sensations personnelles voilées sous les brumes d’allégories absconses, naturellement.

Et puis je n’ai pas terminé à randonner ainsi, partout et ailleurs, j’avoue même y avoir pris goût malgré les égratignures, les balafres,  les titubements et les chûtes provisoires qui me mènent à moi-même …….

Et une multitude, une foultitude de chemins me restent à parcourir dans mon éternel Cheminement.

Heureusement que ceux-ci se placent sous la voie lacté, complice de la voûte étoilée, qui balisent mes pas sous le regard complice comme toujours de …

Et j’aime.

Chris janvier 6019

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Noël … 25 décembre, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

 

 

Noel

Billevesée … 25 novembre, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Billevesée …

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Douceur du son s’échappant de ce mot quel que soit le ton employé, trompeur ce terme guère utilisé aujourd’hui où « l’écriture » des SMS et autres Textos laisse pantois (ma génération ?) de la singularité d’une pseudo évolution de la langue (de bois ?).

Peu usité donc, et pourtant d’une actualité criante dans un silence de plomb délimité par les « écouteurs individuels » greffés de « longue » dans des oreilles (crasseuses ? Oui parfois !) servant de douves (à sec)  d’avec son environnement dégradé par les hurlements insanes d’humanoïdes à l’égoïsme exacerbé.

Ouf, ça c’est dit !

Mais encore ? allez vous me quémander, un sourire narquois figé sur votre face égarée entre l’écran de votre cellulaire portable, et celui de votre GPS d’automobile polluante, le regard braqué, comme une arme malsaine, sur l’écran de votre ordinateur (hors dinateur, or dix nattes heure, …) de bord , mais en fête face à ta face inexpressive soudainement.

Ne sursaute pas ainsi, tu risque d’abîmer tes prothèses auditives indispensables  à ton assourdissement volontaire … une fuite de toi-même en quelque sorte …

Un torrent con-tinuel de billevesées diverses et avariées t’inonde le neurone (ce qu’il en reste du moins – pas « du plus » naturellement !) et accentue le marécage boueux de ce qui est, parait-il, ton cerveau (serre veau ?) en bien piteux état …..

Passons ..!

Billevesée sied bien, je trouve (après avoir cherché), à notre contemporanéité quelque peu absurde, dévoyée, voire (horreur !!!) manipulée …

En fait ce terme suranné pour beaucoup, inconnu pour beaucoup plus, décore avec élégance intellectualisée les taches de nos quotidiens …..

N’ayons point crainte des « mots » : il s’agit d’un camouflage sordide malgré la légèreté aérienne de la sonorité mise en œuvre en le prononçant, la préciosité graphique supposée …….

Je suis ronchon j’en conviens !

Mais, mais billevesée reste quand même à la fois un charme et un piège, certains diront c’est kif-kif, je leur laisse cette interprétation fallacieuse … quoique .. qui sait.

Non je plaisante, c’est aussi mon côté taquin.

Toutefois ce terme qui résonne si bien à notre ouïe décrassée, raisonne itou à notre cervelle un peu encrassée elle. Et je ne parle pas que de moi ! Suis donc ton regard dans un miroir …. et toc !

C’est fascinant que de percevoir l’impact d’un mot via sa sonorité, parfois sa graphie, son historicité, son évolution temporelle aussi, bref ça nous rapproche d’un texte (fameux ?) où, dès le début du commencement il est noté : « Au Commencement était le Verbe, ou la Parole … » .

Intéressant que d’aller quérir icelui dans un bouquin qui a fait un tabac (merci M. Nicot), qui fait toujours l’objet de savantes exégèses par sa vision hors de notre sphère matérielle habituelle, pour aller caresser l’infinitude de l’immensité incommensurable … si je puis dire.

Me suis-je éloigné de « billevesée » ?

Ai-je égaré mes pas, mes trois pas, mon trépas en allant farfouiller dans ces lignes d’un Jean ?

Suis-je fantasque, irréfléchi, incohérent ?

Que nenni, mais je laisse aller vagabonder mes pensées (oui j’en ai plusieurs), je file après mes intuitions (oui elles sont plurielles), je course la moindre piste esquissée (oui il m’arrive, aussi, d’avoir du flair), alors ne me jalouse pas, dans une autre de tes réincarnations (si tu y parviens) qui sait si cela ne sera pas ton cas …

Billevesée !

Partir d’un terme plutôt négatif, ou déprécié, voire ironique, cachotier, dissimulateur, et j’en passe et des plus pire …. pour en arriver à un clin d’œil, un sourire, une pincée d’humour … n’est point là la preuve véridique de l’effet particulier de ce mot de jadis, toujours vivant, qui fée et des fées l’expression de celui qui l’utilise par écrit, verbalement, oralement, bref qui en use à bon escient dans la structuration sonore de son expression personnelle.

Voilà donc une richesse, une pépite (au chocolat je préfère), un diamant aux mille feux (mille feuilles pour les gourmands),  en dix lettres dont cinq voyelles (pas voyous) et quatre syllabes (comme les quatre éléments d’une alchimie linguistique), qui m’inspirent ce jour et te laisse pantois !

Qu’attendais-tu en cliquant sur ce titre interrogateur et intriguant ?

Crispé tu es face à ma question qui t’interroge bien plus que tu ne souhaiterais …. Voyeur est facile, mais toujours comporte quelques risques : en voici donc un !

Devant ton air que je devine ébahi, je me permets d’esquisser un sourire un peu narquois, après tout « qui cherche trouve » …..

Je divague .. alors que je disais « billevesée ».

J’aime bien ce mot !

Un souvenir d’un passé personnel où je tâtais, avec d’autre, de la « radio libre », dans une « zup » qui plus est .. au sein d’un foyer de jeunes travailleurs … Hélas le directeur d’icelui était un peu, pas trop, enfin nous ne pûmes continuer cette passionnante expérience enrichissante.

Et face à ses courriers « limites, limites » je fus celui (chance, hasard ?) qui trouvât la réponse idoine que je vous livre franco de port : « quand aux allégations d’icelui, ce ne sont que billevesées et coquecigrues » !!!

Oui il fut un temps où je m’exprimais avec une délicieuse délicatesse teintée d’ironie.

Je sais, j’ai changé, peut être même « évolué », qui sait me suis-je posé sur le Chemin du perfectionnement personnel, et de là … collectif ….. On se rassure comme l’on peut non ?

Billevesées que tout cela songes-tu jaloux que tu es (hais, haie ?) tout content (con-tant) d’utiliser ce terme que tu viens à peine (avec peine) de découvrir en glissant ton œil de voyeur dans ce blog qui s’amuse à te taquiner, à te faire tourner en bourrique, à te révéler … à toi-même ; Dur, dur n’est-il point vrai ?

Billevesées que tout cela rumines-tu grognon que tu es devant l’impasse de ta face qui te fixe, hagarde, dans ton miroir embué de tes pensées irritées et mesquines … Dur, dur n’est-il point vrai ?

Billevesées que ces mots qui dansent en farandole, et qui font la ronde autour de ta psyché égratignée, de ton ego agressé, de ton orgueil qui s’effrite (comme on dit en Belgique) en rigolant de ton désarroi que tu ne comprends pas, que tu ne « maitrise » pas apprenti que tu es ; Dur, dur n’est-il pas vrai ?

Mais qu’importe tes états « d’âme » (si tu as ça ….), l’éclat de ce son inaccoutumé balaye ces poussières un peu insanes, un peu étouffantes, ces … billevesées que tu t’es créé seul dans la médiocrité de ta dérive d’un Chemin que, comme tous, tu désirais entreprendre.

Oui, « billevesées » sont en toi (comme la force paraît-il ..), et hors les significations littéraires (et autres), elles expriment ton « mal être » que ton ego récalcitrant projette hargneusement sur autrui .. Transfert ? Hypocrisie ? A toi de voir après avoir entendu … j’espère.

Lève ton regard vers l’infini incommensurable de la Voûte Étoilée, celle qui se terre au plus profond de toi, et discerne,  comme moi cet autre « regard » qui te sourit avec compassion au sein de la Voie lactée.

Et dis-toi, comme je le dis : j’aime …

Chris

novembre 6018

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Coquecigrue 22 octobre, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Coquecigrue

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Terme riche autant que peu usité, je fus toujours fasciné par sa charge débordante d’images réelles et imaginaires qui purent peupler, fugacement, mes pensées songeuses d’hier comme d’aujourd’hui.

La « langue », « française » qui plus est, reste une épopée : quelle aventure permanente entre recherche, orthographe, grammaire, compréhension, prononciation, origine, évolutions, et j’en passe, et j’en passe toujours attentif à cette « Assemblée » d’hommes et de femmes (un peu désormais) de vert vêtus, ceint d’une épée hors de prix, qui sont en charge depuis des lustres (référence aux Lumières ?) de faire vivre (plutôt survivre) Un dictionnaire, LE dictionnaire ...

Mais foin de faire semblant d’être un « intellectuel », je ne suis qu’un « lecteur » passionné certes, un brin drogué à l’encre d’imprimerie, mais probablement pas plus qu’un autre dans la même situation et état d’esprit. C’est d’ailleurs des plus cocasse pour quelqu’un ne sachant « ni lire, ni écrire » …

Or donc dans l’instant je savoure ce « mot » des plus étrange qu’est « coquecigrue ».

Je te laisse le soin d’aller quérir les définitions de ce terme dans tes encyclopédies préférées, même celles électroniques (je ne suis pas opposé au « progrès » de ce troisième type), pour en renifler la substantifique moelle, celle qui taquinera tes naseaux , excitera tes liaisons synaptiques, bref qui pourra peut-être te faire approcher le septième ciel …..

Ne te vexe pas, moi « Grand Marabout », je te devine sans effort au travers des pixels qui te transmettent les lettres de mes phrases.

Ah quel plaisir que de prononcer, faire rouler sous la langue, caresser ce mot qui m’entraîne en douceur vers des paradis, interdits à toi puisque miens, dont je ne me lasse pas, pas encore du moins.

Me voici dans mon monde, dans un de mes mondes, celui où je me prélasse sans être lacé à une quelconque « réalité incongrue » que j’abhorre par ses reflets faux, ses outrances de niaiseries, ces tonnes de grossièretés, ces multitudes de nullités, ces tas de pas grand chose pour ne pas dire… de riens.

Mais je m’énerve un peu trop dès que je suis hors de cet espace sans espace, et sans temps …

Heureusement que mon étendard translucide porte ma devise bien connue des connaisseurs que je connais :  » Cool, Zen et Serein », « serins » rajoutent les taquineurs et les taquineuses que je soupçonne parfois d’être également (mâles et femmes) des enquiquineurs et enquiquineuses.

Liberté de penser !

Liberté de passer …

Liberté via ce terme de « coquecigrue ».

Oui il m’amène par ses tours et détours jusqu’au seuil de cette Liberté, Liberté chérie, Liberté d’Homme …..

Celle qui mène à son propre « moi », « soi », parfois « toi » …

Celle qui permet d’ouvrir les voiles translucides des sentiers, des cavernes, des voies vers nos mondes intérieurs …….

Coquecigrue.

N’apprécies-tu donc point la beauté de la graphie, le rythme de la sonorité, les images de ton imaginaire face à ce « mot » ?

Insensible tu es !

Dommage …

Mais lorsque je vois ce mot, lorsque j’entends ces quatre syllabes, lorsque je me laisse porter par les images qu’il provoque, alors là je suis heureux …..

Heureux de pouvoir savourer ces vibrations dans tous leurs aspects, dans mes trois corps, dans mon environnement « urbi et orbi », dans la souvenance du passé que je croyais, naïf, disparu, effacé, mort à jamais. Pourtant « jamais » n’existe pas … lui non plus.

Donc ce terme n’est pas une fin, ni une faim, pour l’ironie moqueuse, pour le sarcasme souriant, pour la moquerie enfantine.

C’est du sérieux, comme disait celui qui l’était moins …

En « Un » mot comme en cent, avec celui-ci j’ai appris à me régaler par sa multitude de facettes brillantes, jamais réellement « méchantes », toujours bardé de sourires, certes quelques fois enduit d’ironie, emplâtré par l’aspect narquois, mais non, jamais méchant ou malveillant quand on a su l’apprivoiser.

Une des beautés de la langue française si l’on va quérir le sens initial, ses pérégrinations temporelles, voire géographiques, son histoire de naissance et de vie pour en arriver à … maintenant.

Et puis quel doux plaisir un peu pervers de le prononcer, avec componction, avec sérieux de façade, avec aussi une pointe de sadisme lors d’une conversation à bâtons rompus, d’un exposé magistral, d’une saillie humoristique, bref en tout instant imprévisible.

Satisfaction égoïste, un zeste orgueilleuse, mais … pédagogique !

C’est comme cela que quelques lettres accolées, quelques syllabes solidaires, quelques sons incongrus, me mettent de la gaité dans le cœur, l’esprit et les yeux … Convenez que cela n’est pas excessif pour un bref plaisir solitaire si je puis dire.

Nonobstant la satisfaction d’user, par ce biais, d’ambiguïté(s) permettant de « dire » sans dire, tout en disant ; et comprendra qui peut, qui veut, qui doit.

Coquecigrue.

Tu me plais toi !

Source d’humour, d’humeur, de rumeurs …

Richesse d’un terme non fini d’un passé non révolu, brillance d’un questionnement d’aujourd’hui sur un concept pas récent, d’un jeu de mot(s) allant au-delà du fini pour tutoyer l’infini.

Humoristique certes, mais également philosophique, qui sait métaphysique parfois … Va savoir …

Il reste plaisant de lire, de prononcer, et même d’épeler (pour celles et ceux qui ne savent ni lire, ni écrire) ces douze, oui 12 comme …, lettres unies comme pour former Parole, comme pour réunir ce qui est épars, comme pour taquiner curiosité de bon aloi et progressive (non, pas progressiste, nous ne sommes pas ici dans le même domaine vibratoire …..).

Quel immense champs de quête, de questions, de quiétude  qui s’étale face à Moi, à toi si tu le désires, à tous s’ils ont des yeux pour voir …….

L’Humain est riche de lui-même, l’Humain est sa propre source de richesse, l’Humain recèle une étincelle à préserver de … Chut ! je n’en dirai pas plus ….. chacun son chemin avec ses méandres …….

Comme quoi un « simple » mot ouvre, dévoile tant de réflexions que le boyau de la tête palpite comme en tachycardie, le cœur tambourine comme les « tambours du Bronx »  (publicité gratuite), les membres s’agitent comme ceux d’une marionnette aux fils tranchés.

Un « mot » du passé n’ayant plus d’avenir ?

Un « mot » désuet, oublié dans les sables d’hier ?

Un « mot » transcendant l’espace-temps ?

D’aucuns susurreraient qu’à l’image, à l’exemple d’Un autre nous sommes confronté à Une Parole …

Mais non je ne l’ai pas prononcé, le son vibratoire n’a pas jaillit, il reste donc une facette de … parmi une infinité incommensurable qui tourbillonne dans ma tête, mon cœur, mon imagination délivrée et un peu fébrile ; J’en ai le vertige !

Et pendant ce temps inexistant, levant les yeux vers les cieux je discerne, distingue, vois un regard doux et taquin qui m’accompagne,

et j’aime

Chris

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De Léo Campion, 16 septembre, 2018

Posté par hiram3330 dans : Apports,Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

De Léo Campion,

 

Illustre trente-troisième, anarchiste, mécréant… mais aussi Sérénissime Grand Maître de la Confrérie des Chevaliers du Taste-Fesses, Régent du Collège de Pataphysique, Gran Fécial Consort de l’Ordre de la Grande Gidouille…, fondateur de cette Science d’autant plus fondamental qu’elle traite du fondement de l’humain : la Pygognomonie » du Grec « pugê » – fesse, derrière, croupion… – et « gnôme » – connaissance -, c’est-à-dire « l’étude du caractère et des dispositions des individus d’après la forme, l’aspect et la consistance de leur postérieur

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Sonnet pieusement gastronomique

Au cours de nos agapes

Arrosons en gourmets

Les meilleurs de nos mets

De Château-neuf du Pape.

Ce vin du Vatican,

Que chacun s’en souvienne,

Convient surtout quant

Aux nouilles italiennes.

Apportons ici-bas

Tous nos soins à ce plat

En pieux sujets du Pape.

Car quoi donc ne ferait

Et que n’a-t-on fait

Pour les nouilles du pape ?

In Sonnets, in A toutes fins inutiles, poèmes facétieux

 

***

Ballade civique

T’as pas le sou et t’as faim, mon gars ? c’est légal ;

Mais alors bouffe pas, ce serait illégal.

Tâches de ne pas être vagabond. C’est louche

Un vagabond ; on ne sait pas où ce que ça couche…

Fais du commerce. Deviens gros propriétaires.

Tout le monde ne peut pas être prolétaire ;

Fais-toi plutôt banquier, mon gars, ça c’est légal.

Prends pas la femme d’un autre, c’est illégal ;

L’amour, faut pas croire que c’est toujours légal.

Par ici une femme on peut en avoir qu’une

Et c’est pour toute la vie chacun sa chacune,

L’épouse à son mari, son corps est pas à elle ;

Mais la loi qu’est bête elle n’est pas toujours pareille

Et la polygamie qu’est en France illégale,

Eh ben ! en Afrique française elle est légale.

Zigouiller ton prochain, mon gars, c’est illégal ;

Mais il te faut faire la guerre, c’est légal.

Pourquoi que tu serais un assassin vulgaire

Quand à toi s’offre la carrière militaire ?

Travailles pas à ton compte, en amateur,

Fais-toi professionnel : marin ou aviateur ;

Tu pisseras pas dans la rue, c’est illégal,

Mais tu bombarderas les civils, c’est légal.

Fais des gosses, c’est tout ce qu’y a de légal,

Mais les évite pas, mon gars, c’est illégal ;

Même si tu peux pas leur donner à croûter.

Selon les pays, on peut t’électrocuter,

Te couper le cou, t’envoyer en Sibérie,

Chez les fous, au bagne, aux îles Lipari,

Ou te pendre. T’as le choix. Tout ça, c’est légal.

Mais te promène pas à poils, c’est illégal.

En un mot comme en mille, je te le répète,

Sois un bon citoyen, régulier et honnête,

Paye tes contributions, salue le drapeau,

Quand tu rencontreras un curé, ôtes ton chapeau ;

A part ça, mon gars, du moment que c’est légal,

Sois salaud tant que tu veux, ça leur est égal.

***

 Envoi madrigaleux

 Je vous veux saluer, madame, mais comment ?

Je pourrais lever mon chapeau, simplement ;

Mais comme vous voyez, je n’en porte jamais.

Je pourrais saluer de manière pratique

En clignant de l’œil comme si je vous aimais ;

Je vous respecte trop ! J’ai pour la politique

Une sainte aversion et ni le bras levé

Ni le poing fermé ne peuvent me convenir.

Je pourrais m’incliner et puis me relever,

Mais je cesserais alors, cruel souvenir,

Pendant un court instant, de voir votre visage,

Votre regard pur et votre boucle angélique ;

Aussi souffrez, madame, que sans plus d’ambages,

Je vous destine un rigide salut phallique.

***

Pensées funèbres

 

À quoi pensent les braves gens

Qui suivent les enterrements

En affichant avec constance

Une gueule de circonstance ?

 

Les héritiers, la larme à l’œil,

Pensent à leur part d’héritage.

Les dames qui portent le deuil

Pensent que le noir avantage.

 

Pour ne pas être pris de court

Celui qui va faire un discours

Vantant du défunt le notoire

Pense à épater l’auditoire.

 

Pour faire entrer des picaillons

Le curé pense augmenter vite

Le prix du coup de goupillon

Vu la hausse de l’eau bénite.

 

Le matuvu met tout son art

A avoir assez de retard

Pour qu’on remarque sa présence

Et pense à soigner sa prestance.

 

L’avare pense à ses écus.

Le cocu pense à ses déboires.

Le noceur pense à un beau cul.

Le croque-mort pense au pourboire.

 

Les chevaux du corbillard, eux,

Pensent que tout est pour le mieux

Pour eux, chevaux-vapeur tranquilles

D’un corbillard automobile.

 

Ceux dont le chagrin n’est pas feint

Pleurent comme une vraie greluche

En pensant à leur cher défunt

Qui d’ores et déjà trébuche

Parmi les bonnes intentions

Dont l’enfer est pavé, dit-on.

 

Quand au mort, la question se pose,

Le mort pense-t-il quelque chose ?

Ce n’est pas lui qui le dira ;

Patience : qui mourra verra…

***

 

De F.M. Robert Dutertre, maçon du XIXème siècle

 

Les grenouilles de bénitier et les crapauds de sacristie

Friandes d’eau bénite, auprès des bénitiers,
On entend coasser d’insipides grenouilles
Qui débauchaient jadis, en guignant leurs dépouilles
De jeunes batraciens sous les ombreux sentiers.

Aujourd’hui qu’elles ont une face ridée
Et que tous leurs amours se sont bien refroidis.
Elles n’ont qu’une envie et qu’une seule idée,
C’est d’aller coasser aux lacs du paradis.

Quelques êtres grincheux, jésuites malins,
Sans avoir aucun droit et sans le moindre titre,
Se faufilant partout par leurs airs patelins,
Prétendaient diriger l’évêque et son chapitre.

Or, le bon peuple hait l’œuvre de Loyola,
Mais il veut qu’on respecte et le culte et l’hostie
Et, sachant venimeux tous ces batraciens-là,
Il les a surnommés crapauds de sacristie.

***

De  moi-même

La solitude

La solitude, c’est…

Une blessure faite à la vie parce qu’elle est blessure et souffrance d’une vie

Un ici qui est toujours ailleurs, autrement dit nulle part

Un maintenant qui est toujours plus tard, une autre fois, c’est-à-dire jamais

Une prison dans les barreaux sont l’absence de l’autre

Une main désespérément tendue à travers la froidure d’une nuit sans lendemain

Et qui reste tragiquement ballante

Comme un pantin désarticulé

Ou bien

Que l’on retire

De cette étreinte du vide

Broyée, écrasée, meurtrie

Par celles/ceux qui ne s’en étaient saisis

Que pour mieux s’en servir

Et la rejeter leur besoin satisfait

Le silence comme seul écho aux cris que l’on lance

Et qui restent muets

Parce nul mot ne peut dire l’indicible

Une larme qui sèche au coin d’un œil aveuglé de ne plus voir

Une gare fantôme où l’on attend sur un quai vide un train qui ne viendra jamais

Parce qu’il n’est jamais parti

Le mal-être de trouver tant de sens dans la vie

Et de ne plus en trouver

Ou du moins en ressentir

Dans sa propre vie

Une page qui reste blanche parce qu’elle porte le deuil d’une histoire à inventer

Un puits sans fond

Dans lequel on a été jeté

Après avoir été expulsé de la mémoire des autres

Un chemin que l’on suit

En se demandant bien pourquoi

Et cette terrible envie qui colle au ventre

De s’arrêter

Au bord de ce chemin sans fin

Pour regarder passer le temps

Pour s’écouter mourir de ce que l’on ne sait pas/plus être

La solitude c’est encore

Une plage qui n’est pas une plage mais un désert

Puisque la mer s’en est allée vers d’autres rives

Un champ qui n’est que de ruines

Et dont les seules moissons sont ceux de la peine

De l’amertume

De la colère

De la révolte

C’est un drapeau que l’on brandit sur une barricade

Qui n’est pas à défendre

Puisque personne ne veut la prendre

C’est une vie

Qui

Comme une cigarette

Doit être jetée avant la fin

Pour ne pas se brûler les doigts

C’est un cercueil éventré

Jeté aux milieux d’immondices

Et qui reste vide

Lui aussi

Car pour mourir

L’un a encore besoin de l’autre

C’est une vie qui n’est pas la vie

Une mort qui n’est pas la mort

C’est une attente

Attente de la vie

Attente de la mort

C’est l’ivresse des illusions

De ces illusions qui bercent l’intelligence

De la naïveté de croire aux beaux mots que disent les autres

Pour mieux vous abuser

Pour mieux vous détruire

Pour mieux vous anéantir

Pour mieux vous aliéner de votre seule richesse

Votre humaine individualité

Ces mots qui sonnent

Amitié

Loyauté

Amour

Partage

Générosité

Honnêteté

Franchise

Bref tous ces leurres qu’on agitent sous vos yeux

Dans le creux de votre cœur

Pour que la raison endormie

Vous ne soyez même plus victime de qui/que ce soit

N’étant plus

Rien

La solitude c’est aussi

Le rêve qui prend le pas sur le réel

Et qui vous affuble des oripeaux grotesques d’un Don Quichotte

Sans horizon

Ni même le moindre moulin à combattre

Et

Bien sûr

Sans aucune Dulcinée

C’est une vigne qui ne donne plus de vin

Mais du sang

Celui de votre vie

Qui vous fuit

C’est un cœur

Qui ne cesse de battre la démesure d’un temps qui n’en finit pas de s’étirer

C’est un murmure qui hante les couloirs de la mémoire

Un murmure dont on ne sait plus s’il est question ou réponse

Tant

Inlassablement répété

Il n’est plus son

Mais bruit

Bruit d’une fureur

D’une fureur qui n’est pas celle de la vie

Mais de la mort

Cette mort

Que l’on attend

Que l’on guette

Que l’on appelle

Que l’on espère

Que l’on veut souvent précipiter

Puisqu’elle est la seule rencontre

Que l’on puisse faire

Dans

La

SOLITUDE

6 juillet 2001

 

Sans titre

Le soleil doit sûrement briller dans le ciel d’azur

Pourtant

Je ne le vois pas

Parce que je suis aveugle

Pas vraiment aveugle de cécité

Juste que mes yeux ne voient plus dehors

Mais dedans

Et qu’en moi ils ne voient que le silence et l’obscurité de ce vide infini

Qui est moi

En moi

Comment cela est-il arrivé

Je ne le sais pas vraiment

Ce que je sais seulement c’est qu’un jour

Le bruit et la fureur de la vie ont cessé de parvenir à mes oreilles

Qu’un peu plus tard

J’ai perdu le goût du sel de la vie

Que quelque temps après je n’ai plus senti les caresses du vent sur ma peau

Ainsi

J’ai perdu le sens de mes sens

Parce que j’ai perdu le sens de ma vie

C’est pourquoi

Je peuple le silence et l’obscurité de ce vide qui est en moi

De souvenirs

De souvenirs dont je bois la beauté

Non pas tant pour me rafraîchir

Que pour me nourrir de vie

De cette vie que je n’ai plus

En moi

Toutefois mes efforts restent vains

Comment apaiser cette faim de vie

Quand je n’ai que quelques miettes de beauté à lui donner

Ma vie est donc un vide

Qui

En même temps

Est un plein

Un plein de manque

Et de quelques absences aussi

Le soleil luit sans doute

Mais je ne le vois pas

Je ne vois plus rien d’autre

Que cette apparence de moi

Qui est déjà un non-moi

Un paraître et non plus un être

Celui de la simple survie

3 août 2001

 

Anamour

Vous que je connais pas

Qui ne me connaissez pas

Qui êtes ici ou ailleurs

D’aujourd’hui

D’hier

Ou de demain

De partout comme de nulle part

De chair et de sang

De mots et de musique

De signes et d’expressions

De joies et de bonheur

Comme de peines et de tristesse

De plaisir parfois

De souffrances souvent

De rires et de pleurs

De mains tendues et toujours

En définitive

Serrées bien fort par d’autres mains

De murmures et de hurlements

Noir(e)s comme votre drapeau qui calque au vent

Et qui fait peur parce qu’il est

Promesse

De révolte contre toutes les injustices

Toutes les inégalités

Toutes les oppressions

Toutes les répressions

Toutes les misères

Filles et fils de la liberté

En ayant toujours à cœur que votre liberté soit toujours et d’abord celle des autres

De courage

Ce courage qui vous fait assumer votre peur

Debout

Toujours debout

Quand tant d’autres se plaisent à se coucher

Du partage

De la solidarité

De la fraternité

Les amant(e)s passionné(e)s

Et passionnant(e)s

De l’humanité

Cette humanité qui est votre seule

Condition

La seule prison

Dans laquelle

Librement

Vous vous êtes enfermé(e)s

Pour résister

Au cannibalisme de l’ordre

De tous les ordres

Et pour laquelle vous êtes prêt(e)s à mourir

Afin que d’autres puissent continuer de vivre

Et de rester humain(e)s

Oui

Vous

Je vous aime

Parce que de vous aimer

Me permet de

M’aimer

13 février 2002

 

Sans titre

Il pleut

Des rires étranglés

Des sourires désappris

Des joies perdues

Un bonheur exilé de tous les possibles

Des rêves gangrenés du nécessaire réveil

Des sommeils galvaudés dans des lits de fatigue

Des larmes qui sont comme des couteaux plantés dans l’œil

Des jours sans nuit et des nuits sans jour

Du sang giclant de cette plaie béante qui ne se fermera jamais

La naissance

Des lumières obscures sondant le gouffre de la mémoire

Des nuages promenant leur ennui sur les remparts d’un horizon inaccessible

Des étoiles bruissant de tristesse

Des hurlements brisant les chaînes de la raison

Des blessures nées de l’union malheureuse de l’illusion et du mensonge

Des silences lourds de moissons qui ne seront jamais faites

Le poison visqueux d’une histoire sans fin

Des souvenirs transis du froid de la solitude

Une souffrance qui colle à la peau

Il pleut

Des mots

Des mots de révolte

De désespoir

D’amertume

De chagrin

De mélancolie

Il pleut

Des mots

Et

Seul

Je regarde cette pluie de mots

S’évanouir

Inutilement

Dans le désert de ma solitude

10 juillet 2001

 leo campion

Extrait du site : hiram online.com

Béréchit … 8 septembre, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Béréchit

alpha-langue-grec-ancien

 hébreu : בראשית « au commencement de » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bereshit_%28parasha%29)

Le titre hébraïque du premier livre de la Bible c’est « Béréchit »,que nos versions françaises ont traduit par « Genèse »; c’est aussi le premier mot par lequel commence la Bible. Savez vous que ce mot est à lui seul une véritable révélation du plan de Dieu pour sauver les Hommes ? (http://el-bethel.fr/wp-content/uploads/Berechit2.pdf).

Ainsi nous voici en présence, en « Présence, du Commencement du début (pour la bible), de l’Un en quelque sorte …

J’en reste pantois, j’en reste muet, j’en reste abasourdi !

Il y a eu Un Commencement !!!

Mais s’il y a eu Un Commencement, est-ce à dire qu’avant icelui il n’y avait que dalle ???

Et s’il n’y avait que dalle, comment avoir « Béréchit » !!!???

J’en perds mon latin, mon grec, mon sanscrit … voir mon sumérien cunéiforme …

Me voici désorienté par ce gouffre ouvert face à ma, petite, réflexion qui est aspirée sans difficulté dans le tourbillon de mes pensées écharpées par le choc.

Je suffoque devant cette image éthérée jaillissant de cette « révélation » encore non assimilée, devant le torrent de feu d’artifice des couleurs kaléidoscopiques, devant les heurts sourds résonnant à l’intérieur de ma boite crânienne.

Comme les billes chromées d’un flipper (na pas le dauphin !) les clichés de cette idée subite (comme la mort ) ricochent sans faire d’écho dans ma cervelle déconfite de n’avoir jamais étudié ce phénomène phénoménal d’un avant sans début puisque sans fin et au-delà de l’au-delà puisque partout et donc nulle part !

Béréchit

En langue des oiseaux c’est curieux : béret et shit ! J’en reste rêveur ….. Peut être finalement une origine franco-soixantehuitarde ?  Na je rigole .. encore que le temps n’existant pas, qui sait …. une allusion camouflée à Obélix qui tombât dans le chaudron m’a-t-on dit.

Lorsque l’on creuse  dans l’absurdité de nos réflexions, issues de notre « propre » miroir que de surprises surprenantes ne rencontrons nous pas ?

Commencement, mais de quoi ?

Et avant le Commencement Yahvé quoi ?

Pourquoi maintenant et pas avant, ou après, ou pas du tout ?

Je trouve que ces réflexions ressemblent au souk après passage d’un oued minute non ?

Je reste face au désert des réponses absentes, mais non excusées ….

Commencement … n’était-ce point les Ténèbres ? D’ailleurs, pourquoi ce « s » de pluriel à Ténèbre ? Il y en a plusieurs ? Différentes ? Bref que l’on m’explique cette « noirceur » plurielle d’origine …

Et avant ce Commencement il n’y avait donc Rien ? Mais Rien ne peut exister que si quelque Chose au moins existe non ?

Je reste donc plutôt dubitatif face à ce Commencement qui ne peut Être issu du Rien, qui lui-même ne peut Être … et ainsi de suite comme la circonférence d’un cercle, qui sait un Ouroboros également ?

Cela « commence » bien ne trouves-tu pas ?

Finalement  pour toi, comme pour moi, n’est point de l’Hébreu ?

Un mauvais, voir satanique esprit révisionniste pourrait y discerner l’amorce du sionisme ….

Mais ces digressions intellectuelles ne sauraient camoufler la triste réalité : qu’est que ce Béréchit qui ouvre, d’une certaine manière ce roman populaire, et sanglant, ancien et nouveau testaments compris (compris voulant dire ici .. inclus ..), cette saga digne d’un feuilleton télévisé US.

Qu’ouïs-je ? Qu’entends-je ? Que sont ces hurlements démoniaques ?

« Païen ! Athée ! Hérétique ! Impie ! incroyant ! Mécréant ! »

Belle Liberté de Penser qui s’étale, se vomit, s’engouffre vers le fond du fond, à défaut du Commencement du Début …

Mais que me chaut ces hystéries hystériques qui ricanent tel un rire de hyènes (pauvres bêtes, et pauvre animal surtout de cette comparaison ..), pour « Moi » , « Béréchit » est une sonorité qui me parle d’une Parole Créatrice qu’en tant que « gnostique » j’apprécie dans sa complexité extrême de simplicité profonde …..

Béréchit

Ce terme claque comme un coup de feu,  peut être car il est assimilable à un « big bang » ?

En tout état de cause il reste mystérieux, non pas pour sa naissance ici dans l’hébreu, mais par les implications inextricables qu’il entraine à sa suite, à son sens, à ses sens, aux images impossibles qu’il déclenche en moi …

Un Commencement !

De quoi ? Pour qui ? Comment ?

Dois-je poursuivre ma quête dans la compréhension de sa signification dans le macrocosme infini, infini mais ayant débuté .. Curieusement cette piste ne me satisfait pas sachant que, outre un labyrinthe, elle sera pour moi un marécage de bouillie primale d’où je ne pourrai m’extraire, je reste un zeste lucide.

Dois poursuivre ma quête dans la compréhension de sa signification dans le microcosme infini, infini mais ayant débuté .. Étrangement ce chemin ne m’agrée point persuadé que l’invisible de la « petiteté » ne résoudra pas ma curiosité insatiable, je reste lucide.

Certes je crois avoir saisi que « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », mais j’ai l’impression, ici, de faire un peu de yoyo.

Foin d’hésitation je poursuis ma recherche, parfois accompagné, parfois isolé mais qu’importe …

C’est tout de même cocasse que de quérir Un Commencement alors qu’on se dirige inéluctablement vers une fin ; faim de savoir, d’appréhender un sens au non sens de ce Commencement sans réel début.

Je me fais l’impression d’être dans  ce fleuve, ô combien dangereux, du flux d’automobiles, et autres, dans la tentative de m’extraire, intact, du rond-point tumultueux de la vie qui, m’a-t-on toujours dit qu’elle avait commencé tel jour et à tel heure ….

J’en reste baba (sans rhum) de saisir que ma vie fût basée sur une fausseté sociétale avec la complicité, active, d’un tas de monde(s) !

Et Dieu dans tout cela ?

Dieu, le Grand Horloger, le Grand Architecte, bref la Source Unique de l’Origine …?

Et oui, inévitablement nous en arrivons là, quelles que soit notre sentiment intime …..

Quel que soit le résultat, tout provisoire, de notre recherche dans la découverte de l’Origine …….

Pour ne vexer personne, croyant, incroyant, ou autres …. je dirai le « Tout ».

Mais user de ce terme pour un début n’est-ce pas relativement paradoxal ?

Après moult réflexions, pérégrinations dans les méandre des « pensées humaines », à travers les millénaires passés (du moins ceux connus ..), après des « trouvailles » vites évanouies, je reste sur ma faim, ma fin et non Le Commencement !

J’enrage !!!

Béréchit …

Je me morigène, je me sermonne (!!), pas jusqu’à la flagellation d’extrémistes fous (de dieu(x) ?), je marmonne dans la barbe que je n’ai pas à la différence de celle d’une iconographie quasi mondiale, je roumègue après moi-même !

Du coup je fonce avec lenteur vers le miroir qui agrandit mon couloir pour deviner les dégâts de ces multiple « réflexions » qui m’agacent par leurs impasses assombries de ma colère montante.

C’est bien de pouvoir se mirer sans témoin, sans complexe, sans .. modestie …

Soudainement et présentement un éclair (non chocolaté) traverse mon regard doublé par le verre avec tain. Je m’admire sans retenue pour cette charge électrique visible qui vient de raviver, me semble-t-il, une micro-minuscule parcelle qui luit, faiblarde, au plus profond de moi.

Si profondément que je l’avais oublié depuis ma naissance physique tant occupé à grandir, grandir, grandir avec une satisfaction aussi benoite qu’illusoire. Le « monde » serait illusion nous susurrent les bouddhistes en robe safran (jaune ou rouge).

Je suis stupéfait, sans stupéfiant illicite, de cet embrasement soudain de cette parcelle interne que j’étouffais depuis, oh oui au moins …

Elle me brûle sans me consumer .. Seules cendres à se disperser dans le souffle haletant qui est le mien sont celles putrides d’une gangue disparate qui doit disparaître.

J’ai chaud !

J’ai chaud à l’estomac, j’ai chaud au … Cœur …

Et si, et scie, et six …

Facile penses-tu toi qui adore la critique derrière ton écran gris ….

Non l’effet miroir est fabuleux, se regarder droit dans les yeux (car il s’agit des deux) pourrait même à ouvrir ce troisième (œil) dont on papote tant ici et là depuis des temps infinis et donc immémoriaux.

Cette brûlure qui m’est interne n’est pas un soucis gastrique, ou autres …..

Cette brûlure qui vacille et se tord est en lutte contre l’ego, oui ce truc là bien planqué, bien pantouflard, bien cynique, bien …… acide pour contrecarrer la grimpette à l’échelle de mon devenir, en passant par celle de Jacob itou.

Cette brûlure paradoxalement est un progrès, une évolution positive, un destructeur des noirceurs cendrées qu’il convient d’éliminer  avec force et vigueur, pour que règne qui sait Sagesse, Force et beauté …….

La « parcelle » est issue du « Tout » et se niche en moi, si profondément que je sens qu’elle est l’émanation du « Tout » en moi.

Wouaaah je serais donc moi-même, de facto, le « Tout » dans une de Ses Facettes multiples et incommensurables ?

Béréchit !

Alléluia !

Je me sens pousser des ailes tel un ange issu de moi même, bien qu’un ange fut asexué m’a-t-on dit jadis au temps d’une jeunesse dissipée par le vent de l’évolution …

Je vole, ou plus exactement je plane, d’aucuns dirait même  » je lévite », mais justement non je ne l’évite pas ce sentiment qui me surprend par la fulgurance de sa lumière éblouissante au sein de la ténèbre qui est en moi.

Je délire comme ivre d’alcool, de plantes vertes, de poudre blanche, et j’en passe et des pire ….

Non restons sérieux, toi surtout !

Ce Commencement n’est qu’un début, continuons le combat, tous ensemble, tous ensemble, c’est à dire seul et chacun pour soi ….

En tout état de cause cette parcelle semble être mon moi, mon soi, bref innée à ma personnalité du troisième corps au moins …

Je fatigue, je m’épuise à tenter de t’indiquer un chemin, parmi bien d’autres, et tu restes muet et immobile devant ton « moniteur » qui n’en est pas un, pas Un surtout !!!

Je suis affligé de ton indifférence face à la genèse.

Si tu ne te mets pas en marche (sans connotation politique du jour) rapidement, il te faudra moult vies pour enfin franchir le « pas », le seuil te permettant enfin d’entamer le parcourt qu’il te reste à faire, col, zen et serein …..

Mais qu’importe, après tout il doit s’agir pour toi, comme pour moi, d’une des embûches à enjamber par un pas de côté pour revenir ensuite dans le droit chemin de nos évolutions respectives …..

Béréchit !

Je pense, j’imagine, je spécule que ce Commencement passe nécessairement par une fin personnelle indispensable, « vitale » à la poursuite d’une avancée après enjambement, ici, d’une silhouette allongée, inerte, au sol ……. M:.B:. !

Mais je m’égare devant cette Voie Royale qui pourrait être mienne si je me décidais enfin à en franchir ce fameux seuil du début …

Oui « Je » car comment être à la place d’autrui pour ce cheminement personnel, intime, unique dans sa diversité ?

Oui il me faut aller vers l’Alpha, avancer jusqu’à l’Oméga …

Quel est donc cet éclat de rire gigantesque, gargantuesque, goguenard qui retentit comme les trompettes de Jéricho !!!

Je me suis trompé ? Je rêve éveillé ? Je fantasme hagard ?

Alpha oui ! Oméga non ?

Béréchit !

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En levant mon regard vers l’azur étoilé je distingue ton regard, à toi, qui pétille d’ironie sans méchanceté …..

Et j’aime …

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Chris

septembre 6018

 

 

Canicule 11 août, 2018

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Canicule

canicule

Curieux mot que voilà …

D’entrée il nous renvoie  à une constellation, celle du « Grand Chien », et à une époque que je n’ai pas connu personnellement, du moins dans mon incarnation présente …

Rien que d’y penser, j’ai comme un coup de chaleur !

Bon, or donc la « canicule » est liée à un phénomène « scientifiquement » déterminé où rentrent conjointement en ligne de compte températures diurnes et nocturnes dans un laps de temps minimum déterminé (par qui me direz-vous ? Cherchez et vous trouverez vous rétorquerais-je en transpirant goutte à goutte).

Il me semble clairement établi le cadre caniculaire.

Mais pour moi, et toi aussi, comment ressentir la réalité physique de ce phénomène somme toute assez rare … jusqu’à présent, et « présent » n’est pas un cadeau en l’occurence.

Bref en un mot (soyons économe), j’ai Chaud !!! Très Chaud !!! Trop Chaud !!!

Je présente, aux masses en délire, tous les symptômes (lu dans la brochure d’État) d’un individu (et pas n’importe lequel évidemment) gravement atteint, et donc éteint, par cette furie calorifique due, n’en doutons point, au réchauffement de notre Mère Gé …

Triste humanité qui me fée suer le burnous par ses excès consommatoires, ses gaspillages éhontés du sang de Gé, sa dilapidation suicidaire de l’Eau de Vie, ses viols à répétition des profondeurs de son Être, pire qu’une « tournante » dans une cave de banlieue ….. et c’est pas déjà là un signe d’Humanisme débordant  si tu vois ce que je veux dire !

J’observe les chiffres de l’échelle, non de Jacob, mais de Celsius … et ils grimpent, ils grimpent comme pris d’une fièvre incontrôlable pour aller taquiner, en les frôlant, ceux issus de Fahrenheit … Concurrence quand tu nous tiens …

Et moi je transpire, je me liquéfie, je dégouline à flots continus pour aller me répandre au sol informellement.

Je n’ose plus reluquer l’alcool rouge, ou le mercure argenté qui plafonnent, l’un et l’autre (pas de jaloux) au sommet de leur prison de verre …

Je rigole, oui mais de transpiration à en avoir une flaque tiède à mes pieds .. oui de la transpiration !

Avec avidité mon regard se décompose : un œil vers le réfrigérateur-congélateur celant des trésor de fraicheur, l’autre (œil)  vers le miroitement de la piscine, encore au soleil brûlant … Là aussi, pas de jaloux ! Les deux auront ma visite épuisée par le plomb du ciel et l’ardeur des rayons desséchant, des rayons sources de coups de soleil et de coups de chaleur. Dévastateur le Râ du jour !

A l’inverse de mon corps ruisselant, ma bouche est pâteuse d’un manque dramatique d’humidité, mon esprit divague (dix vagues dans un mirage, et pas l’aéronef) entre la vision hyper-réaliste de « Gelati de la Botte », de bouteilles porteuses de ce Houblon travaillé natif du « Benelux » nordiste, d’un tsunami de glaçons dégueulant d’un robot givré.  

J’ai comme l’impression que cette marée de fournaise me rend paradoxalement un zeste givré …

Mais que diantre je ne me laisserai par fer (à dix sous) par cette humeur torride qui m’embrasse et m’embrase sans délicatesse par les cent huit rayons de cette boule incandescente qui refuse d’être voilée.

A l’ombre ! telle devient ma devise locale et personnelle .. que j’applique dans la nanoseconde présente pour m’aplatir sur un gazon arrosé qui se terre sous la frondaison d’un cèdre séculaire. Bon il est vrai que c’est un emplacement classique de latrines canines …. Et en plus l’acide urique épandue ici et là attire irrémédiablement moustiques et mouches.

Diable la poisse me poursuit et me rend poisseux du manque de souffle, retenu pour cause d’odeurs nauséabondes, entre chaleur et vapeurs ..

J’ai soif ! J’ai besoin d’eau, voire d’une histoire d’O.

Plus de salive, plus de larmes, plus de transpiration, je suis sec tel un vieux sarment, comme une paille prête à s’enflammer, à l’évidence je pense craindre la chaleur .. me dis-je dans le délire de mes mirages troublant ma vue éblouie.

Et toujours les rayons de Ré qui rayent ma peau tannée quasi carbonisée.

Et toujours les flèches de Râ qui percent ma carapace de sel durci qui s’exsude des pores calaminés.

Et toujours les éclairs de Zeus qui piquent mon cuir racorni dans la touffeur tarie de l’ambiance de l’atmosphère brûlante comme un souffle de Dragon.

J’ai chaud, je suffoque, je fond ….

Comme toi, et d’autres me diras-tu ! Certes, mais les autres et toi dans ce moment torride .. je m’en moque comme de mon premier coup de soleil !!

J’aspire à la fraicheur vivifiante alors que l’air inspiré n’est qu’haleine diabolique qui corrode ma trachée artère et mes poumons déjà quasi asphyxiés ..

Vois-tu je ne supporte que difficilement la chaleur estivale muée en canicule aoûtienne par un caprice vengeur de Gaïa face à la folie furieuse de l’humain qui l’est si peu .. humain.

Je rêve, que dis-je je délire face aux images subliminales de glaces chocolat-vanille-fraise-pistache-rhum-raisins, de sorbets orange-fruits de la passion-anis-mangue, gâteaux givrés, de cafés frappés, de fruits congelées bavant de chantilly, bref j’ai soudainement quelques envies de froid à déguster.

Canicule.

Mot suant l’étouffement de toute activité ludique et .. autres aussi !

Je gis amorphe sur le carrelage humide de ma chambre aux volets clos, haletant en quête d’une once de non-chaleur abrutissante, la crainte (bouillante) de disparaître dans un soupçon de buée moite.

Soudain, alors que je rampe tel un escargot intoxiqué par la sècheresse ambiante laissant un sillon de bave salée, n’ouïs-je point comme une série d’explosions se rapprochant de mon désert poussiéreux ?

Non, oui !

Malgré mes volets clos, malgré mes vitres verrouillées, malgré mon égarement déshydraté, il me semble percevoir l’écho d’une sorte de cavalcade se rapprochant à la vitesse d’un bourrin au galop de mon désert sombre et chaud ….

Dois-je déjà, enfin me réjouir de la nuit s’avançant dans un grondement inhumain martelée par des flashs de plus en plus lumineux qui encerclent mon îlot désertique ?

N’est-ce pas l’illusion illusoire que va cesser sous peu mon cauchemar d’agonie cendreuse ?

Que nenni point du tout !!!

Présentement, bien qu’hagard, mes (rares) neurones encore assoiffés me signalent, sans aucun doute possible, que les « sons et lumières » que je perçois, qui percutent ma cervelle en bouillie, sont bien les prémices s’approchant d’un orage, ô rage sans désespoir d’un coup …

Cavalcade et bourdonnement allant crescendo sont l’avant garde de la pluie que dégueule enfin  les nuées moutonneuses que j’entrevois entre les persiennes flasher par une multitude d’arc électriques que l’on nomme « foudre ».

Ouf !

Je n’entend même plus autre chose que ces crépitements et ces grondements sauvages, irréels, tant espérés par … Moi !

Voilà je re-vie …

Mais demain je crains fort que l’on ne se pèle suite à une vertigineuse chute de températures, nonobstant les risque d’inondations variées, la gadoue dans les rues, et donc at home itou, les fuites en toitures ou celles dues aux fermetures mal jointées .. et j’en passe car le vent souffle avec force et vigueur.

Va falloir ôter cette poussière humide qui s’infiltre partout nom d’un chien !

Vivement le ciel dégagé, la chaleur assèchante, que je puisse enlever le petit gilet …

Alors je lève les yeux vers la voie lactée désormais nettoyée et j’y discerne un regard autant narquois que goguenard …..

et j’aime !

Chris

août 6018

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