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Où es-tu … 29 juillet, 2008

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Où es-tu …

 

Femme, où es-tu, et qui es-tu créature de mes rêves et de mes cauchemars. Capable du meilleur comme du pire, tu restes toujours présente dans mon coeur et dans mon esprit .. quelque soit l’âge et le physique dont tu te pares pour séduire et charmer.

La femme est l’avenir de l’homme … c’est assez vrai lorsque l’on voit le nombre d’avenirs passés et présents, bons et moins bons.

Femme-objet, femme-enfant, femme-femme .. quelque soit le nom que l’on te donne tu restes la même, douce et torturante, fidèle et inconstante, souriante et faisant pleurer, calme et féroce dans l’insouciance, incompréhensible souvent, et par là même cruelle parfois.

Tes pièges sont redoutables car l’issue en est incertaine, mais que t’importe, tu es admirée, désirée, ça te plaît et te suffit souvent dans ton égoïsme masculin …

Peu importe les ravages que tu causes, n’es-tu pas du « sexe faible », sans tâche ni remord ? Tu prends et tu laisses suivant ton plaisir, ton caprice, le moment ou le temps .. comment savoir ?

Bien sûr tu sais très bien être douce et caressante, attentionnée et aimante, faisant fondre la glace d’un seul sourire, d’un seul regard. C’est ta force et elle est sans limites, avoues le donc.

Aussi quand une cour se forme autour de ta personne, tu resplendis d’une modestie de façade .. un tel pouvoir tourne la tête et devient un délice, une drogue.

Tu passes de l’un à l’autre et tant pis pour la casse .. l’homme n’est-il point le représentant du « sexe fort », à ses risques et périls. Ponce Pilate était un homme dit l’histoire, est-ce une certitude ?

La misogynie est sûrement l’esquisse d’un rempart contre les risques que tu peux procurer, rien de plus et rien de moins ; on se défend comme on peut, mais même ces défenses dérisoires tombent devant le charme dont tu uses et abuses quand tu veux.

Et l’homme se laisse attacher par ces liens aussi solides qu’immatériels, car il est faible, il est si faible dans sa force.

Provocante femme réfléchit avant de l’attirer sur ta toile, tu peux le tuer plus sûrement qu’un coup de feu .. il est resté l’enfant rêveur et un peu naïf, presque « innocent » dans sa candeur, et tu le sais très bien !

Prend garde, à chacun ses responsabilités, mais tout de même …

Chris 

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Majorité

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Majorité

 

En ce beau mois d’été,petite fille, tu atteints enfin cette frontière artificielle de la majorité légale.

Tu as dix-huit ans déjà, et tu es libre et femme à la fois …

Dans un froissement discret de ta robe claire, tu prends ton vol soyeux d’indépendance longuement attendue, et tant espéré.

Quel changement radical quand tombent les chaînes de l’obéissance forcée dans un fracas de maillons brisés. tu es libre de faire ce qu’il te plait sans rendre à quiconque, sinon à ta conscience d’adulte qui vient d’éclore .. formellement.

Ce mois de juillet est l’aboutissement formel de ta longue quête du graal de la majorité légale.

Tu entre de plein pied dans le monde des impôts, du travail, de la vie. Ce monde étouffant et surpeuplé où toute erreur de ta part entraînera une sanction, parfois douloureuse, car tu es responsable de toi-même, sans limite et sans excuse.

Mais aujourd’hui, après avoir soufflé ces dix-huit bougies symboliques, un sourire satisfait éclot sur tes lèvres tandis que brille d’aise ton regard lumineux.

L’enfant disparaît au profit de la femme fière d’elle-même, le cycle s’accomplit pour toi comme pour tant d’autres avant toi.

Dix-huit ans, quel bel âge ! Attention il ne dure qu’un jour, si beau soit-il.

Au plus profond de ton coeur s’est éteinte la flamme de l’enfance au profit du feu de la vie. Cet immense brasier qui réchauffe, certes, mais qui peut aussi brûler furieusement le corps et l’esprit si l’on n’y prend garde.

La page est tournée, parfois déchirée, mais elle reste présente sous la cire tiède du passé.

Adulte est une lourde charge, tu t’en rendras compte rapidement dans les soucis et dans les pleurs, mais c’est si bon à la fois… De toute façon on n’échappe jamais à son destin, autant le regarder en face et l’assumer, complètement.

Aujourd’hui tu es majeure, quel terme pompeux et abstrait, quelle limite factice n’est-ce pas ? Tu es comme hier et tu le sais, objectivement. La légère fumée des bougies éteintes monte à l’assaut de l’avenir incertain. Tu es libre, libre comme des milliards d’êtres humains qui vient, s’aiment et meurent.

Le gâteau englouti, les amis renvoyés, tu restes seule face à toi-même, et tu penses …

Quel avenir et quel passé ? L’heure du choix, l’heure des choix est arrivé. Tu as dix-huit ans, tu dois choisir et tu te rends compte que ce peut être extrêmement difficile quand on est responsable de soi-même, que de soi-même face au miroir qui renvoie ton visage où apparaissent, furtivement, quelques minuscules rides.

Mais tu te lèves, d’un bond, pour dire tout haut :  » Je suis Libre « , et tu ris d’un rire un peu forcé, un peu nerveux, un peu joyeux ..

Aujourd’hui c’est la fête dans le château de tes rêves passés. L’imagination déborde de projets crées dans l’enfance si proche et si lointaine.

Le choc des idées fait surgir des étincelles d’espoir, et de bonheur. Tout tourbillonne dans l’esprit plein de fantasmes, de désirs et d’espérances.

Demain, on verra bien, il fera jour .. peut être, mais tu resteras ce que tu es, tout en étant différente.

Tu auras eu tes dix-huit ans …

Chris 

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Bureau

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , ajouter un commentaire

Bureau

 

Le regard pâle, bien calé à l’abri des verres protecteurs, tu sembles disséquer, sans trop de complaisance, l’agitation désordonnée qui t’entoure.

Un rai de lumière éclaire tour à tour mèches brunes et mèches blondes qui se mêlent comme pour dessiner une succession d’éclats hypnotiques.

Un trait acide, une remarque brûlante, une répartie fulgurante, une pointe acérée percent l’importun qui s’avance, miel et sucre, trop sûr de lui face à cette silhouette frêle, frêle comme une lame d’acier, trompeuse …

Entre deux grelottements de téléphone, l’oeil à la fois bleu comme l’océan breton et vert tel le maquis cévenol, pétille d’amusement et d’ironie teintés de scepticisme du aux histoires abracadabrantes que tu ouïes distraitement, avec un brin d’agacement.

Un gloussement se mue en fou rire tandis que tu dégustes une moitié de banane arrosée de thé tiédasse et administratif.

Étrange alchimie où se côtoient réserve te humour, logique et envie, comme pour mieux dissimuler cette nature de Janus.

Avec parcimonie quelques rares paroles s’évadent, à regret, un peu inquiètes de ce manque d’économie.

Heureusement que le travail est là, enrichissant, épanouissant, exaltant aussi quelques fois où une prompte décision met un terme aux angoisses injustifiées, d’un quelconque susnommé. Aussitôt tu jaillis, regroupes et clos l’étude du dossier par une magnifique lettre qui ne mettra qu’une douzaine de jours à partir pour porter la bonne nouvelle aux quatre coins du département.

Et c’est le retour au train-train d’une journée en jaune, rose et parfois vert où le plastique se dispute au papier que tu brasses avec une incommensurable joie, fière que tu es d’être à la base de la source de l’origine du début du commencement éventuel et possible d’une nouvelle famille bien de chez nous.

Hélas déjà arrive la fin du service, public, que tu quittes, provisoirement, avec nostalgie et ta collègue complice pour n’aller, une fois de plus, que frapper sur une balle qui t’échappe et s’enfuit au fond d’un filet.

Mais demain, demain à nouveau une moitié de banane arrosée de thé tiédasse et administratif t’ouvriront une nouvelle journée de travail enrichissant, épanouissant, exaltant aussi quelques fois …

Chris 

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Début

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Début

 

A la lumière de la flamme hésitante d’une bougie fumante, je me penche parfois sur des liasse de papiers vierge, une plume à la main. Et là, j’écris, j’écris tel un automate mes pensées, mes espoirs et mes peines, mes obsessions aussi …

Dans la fumée épaisse de mes innombrables cigarettes, vite consumées, enfermé dans ma chambre, je vide mon esprit de mes nombreux fantasmes.

Très vite les pages s’emplissent de mon écriture serrée et petite, presqu’illisible.

C’est ma manière de m’extérioriser, de me défouler même, moi qui parle peu des autres et de moi-même, à part les réponses que je fais aux questions franchement posées, parfois, à qui sait les poser.

Ecrire, une manière comme une autre, mieux peut être, de dialoguer .. personne n’est importuné, et de toute manière, qui lira ces feuilles où se mêlent rêves et réalités, réalités à travers le rêve.

Enfin c’est ainsi que je m’examine en profondeur, après coup, en disséquant mot à mot cet ensemble de phrases que j’ai écrit, un jour, ou plus exactement un soir.

Déjà, hier, j’ai montré ces quelques lignes hâtivement jetées sur le papier ; l’analyse fut surprenante de convergence avec la réalité, presque inquiétante pour moi si secret parfois … Oui, il paraît que c’est révélateur, et, ma foi, je suis bien obligé d’en convenir objectivement.

Aussi je pense garder ces quelques écrits, précieusement, afin qui sait d’égailler mes vieux jours, ou pourquoi pas d’en faire un livre de « nouvelles de fiction » et de « fantastique », ou d’un autre style.

Après tout si ça se vend ce serait autant de gagné .. bien que cela me gène un peu.

Toutefois, une fois encore je m’égare dans mon imagination subjective, moi qui suis réaliste et pragmatique, quelle décadence !

Témoignages de mes craintes et de mes espoirs, du passé enjolivé et du futur irréaliste, de mes rêves et de mes cauchemars, ces feuilles esquissent une chronique .. la chronique d’un individu au milieu de tant d’autres, chronique dérisoire et amère parfois …

Chris 

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Gouffre

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Gouffre

 

Cette faille m’avait attiré vers les profondeurs feutrées de notre terre mystérieuse.

Peu à peu je m’enfonçais, toujours plus loin, dans l’obscurité teintées d’éclats d’une lueur blafarde, mais rassurante, au milieu des bruits discrets des gouttes d’eau de cet abîme insondable.

Ma descente durait depuis longtemps quand j’atteints une plate-forme curieuse, et façonnée ..

Ma lampe perçant soudain la pénombre éclaira un univers étonnant et merveilleux.

Pourquoi aller vers les étoiles alors qu’on ne connait même pas les entrailles de notre planète ? Dans ce monde souterrain je reste, un bref instant, figé par la surprise que mes yeux émerveillés découvrent avec stupeur.

Une cité radieuse s’étale à mes pieds.

Fébrile, mais prudent, je m’avance dans ces rues désertes et mortes, bordées de constructions bizarres et colorées se dressant fièrement dans une clarté irréelle.

Quelle majesté et quel silence paisible.

Le temps semble s’être arrêté brusquement pour cette ville, vide à présent.

Je vais, attentif, au sein de ces maisons intactes dont les portes et les fenêtres ouvertes m’attirent irrésistiblement, malgré moi .. Toutes portent sur leurs murs des fresques imposantes qui luisent imperceptiblement comme douées d’une vie propre, et immortelle.

Quelle grandeur royale, je commence à comprendre ce que tout cela signifie.

Je suis de plein pied dans le passé immémorial de notre vie, c’est du moins mes conclusions face à ces peintures qui expliquent l’histoire oubliée de notre humanité.

C’est splendide, réconfortant et quelque peu inquiétant aussi.

Les personnages souriant semblent voir en moi le barbare inculte et violent de notre société corrompue et factice .. j’en ai froid dans le dos.

Ils paraissent prêt à parler avec douceur et bienveillance, avec sagesse et simplicité .. différemment de nous en somme ..

Dans ces palais parfais je trouve, intactes, les preuves d’une culture riche et radieuse, des livres incompréhensibles, des tableaux multicolores, des sculptures déroutantes, une architecture émouvante et simple.

Mais d’où vient cette faible lumière irréelle ?

Aucun signe d’armes, de guerres, de violences et de haine … tout respire la paix profonde et le bonheur …

Je ne voudrais jamais partir de ce paradis secret, nous ne devons pas être les descendants de ces merveilles disparues …

Chris

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Quand les hommes vivront d’amour …

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Raymond Lévesque/ Félix Leclerc

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d’amour
Ce sera la paix sur la Terre,
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Peut-être song’ront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère

Mais quand les hommes vivront d’amour
Qu’il n’y aura plus de misère
Peut-être song’ront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère

Nous qui aurons aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l’amour
Qu’ils connaîtront alors mon frère

Dans la grand’ chaîne de la vie
Pour qu’il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici-bas c’est le prix

Quand les hommes vivront d’amour
Il n’y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d’amour
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

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Pomme

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Pomme

 

Dieu créa la terre et les flots, l’air et les animaux .. enfin satisfait de son oeuvre, il m’a crée Moi, Adam.

Durant mon sommeil il m’a prit une côte et il a fait Eve.

Au matin, quand mes yeux se sont ouvert doucement, j’ai entendu Dieu gronder :  » Adam, choisit une épouse !  » et Eve est apparue dans sa splendide nudité …

Eve, tu es la Première Femme, tu es la femme unique et parfaite puisque tu es d’essence divine.

Tu es La Femme comme je suis L’Homme : ainsi soit-il !

Ensemble nous découvrons, peu à peu, cet immense paradis qu’est notre jardin fleuri, calme et paisible, sans soucis et sans problèmes. Les jours et les nuits sont un enchantement incessant. Tout nous est permis, tout est fait pour nous deux me murmures-tu souvent, quand notre passion s’achève dans un éclat insoutenable de soleil printanier.

Erreur, Dieu a été formel !  » Vous ne toucherez jamais aux fruits de l’Arbre de la Connaissance !  » a-t-il rugi quand nous nous sommes émerveillés devant un pommier en fleurs …

Alors tu m’as souri doucement, avec tendresse, et m’as entraîné sous un chêne vert pour que je te fasse, encore et toujours, l’amour.

Par la suite j’ai souvent remarqué ta fascination pour ce pommier, unique, lourdement chargé de fruits de soleil et d’azur. Tu me disais :  » Homme, si tu voulais, si tu voulais vraiment, tu me cueillerais une pomme que je croquerais de mes dents blanches « .

Toujours j’étouffais tes paroles d’un baiser plein de tendresse, de tristesse et d’angoisse …

Pourtant, un jour, je t’ai surprise en grande conversation avec un serpent, froid et gluant, au pied de l’arbre interdit, et j’ai voulu t’entraîner à l’ombre de l’arbre de notre amour.

Tu as refusé, sèchement, c’est l’arbre qui t’attirait et tu as dit :  » c’est moi que tu veux ? Moi c’est une pomme que je veux !  » … tremblant de désir, de honte et de peur … j’ai cédé, et je t’ai donné la plus grosse, la plus brillante de ces sphères de malheur.

Le serpent, tous proche, me regardait d’un sourire satisfait, et nous avons fait l’amour ensemble ; toi avec insouciance et presque indifférence, et moi avec amertume et angoisse, te voyant croquer ce fruit maudit entre tous …

Alors la première tempête de ce monde s’est levée .. le ciel toujours bleu s’est mis à se couvrir d’une multitude de lourds, et noir, nuages d’où ont jailli des torrents de pluie, de grêle et de neige … les éclairs démoniaques ont éclairé notre étreinte sans saveur ..

Les anges déchus et sardoniques nous ont entouré d’une sarabande effrénée et démentielle… et la Voix a fusé de la tourmente :  » Homme tu viens de briser l’harmonie Divine et Naturelle ! Tu n’es plus mon fils, tu es chassé toi et ta femme. Désormais tu auras faim et tu auras froid, et u auras soif, et tu auras chaud et froid. Tu souffriras homme, tel est le châtiment pour avoir voulu la Connaissance ! Quittez l’Eden pauvres .. humains ! « 

L’effroi nous faisait courir toujours plus vite vers l’abime de notre société.

Peu après tu as enfanté dans la douleur, au milieu des démons mécaniques et artificiels, mais je t’aime, je t’aime toujours autant, même si je ne sais plus rire comme avant, comme quand nous étions enlacés dans l’Eden.

Femme tu es, femme tu restes toi ma femme. C’est le prix de notre folie, de la tienne … comme de la mienne. Mais je t’aime tant … je ne regrette rien …

Chris

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