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Ardèche 15 mars, 2009

Posté par hiram3330 dans : Silhouettes , trackback

Ardèche

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Enfin arrivée !

L’air enivre par sa fraîcheur et sa pureté conservées jalousement dans le secret des vallées et des crêtes …, la vue est vaste, la nature souriante de cette venue rituelle, la maison respire la santé de revoir son hôte qui grimpe la pente jusqu’à sa porte déjà bâillant du  plaisir de ces retrouvailles.

L’esprit s’échappe, au delà de là pour aller à la rencontre de là bas, qui est pourtant là aussi … des silhouettes naissent, re-naissent dans la lumière de cet azur, des images de hier qui est le demain d’aujourd’hui s’amassent et se forment en une riante corole, apurées de toutes scories d’en bas.

Lieu fantastique, lieu hors du temps, lieu .. magique.

Ardèche est le nom d’un serpent d’eau creusant des gorges vertigineuses, ardèche est une cache de vie, et non de rêves … c’est là ! C’est ici que des racines sont nées, agrippées dans la roche du soleil enfin brillant, celui qui éclaire l’intérieur, celui qui illumine regards et sourires, celui qui est Vie et bonheur, bonheur simple et apaisé, bonheur … canari.

Contemplation de cette terre faussement aride, de ces roches trompeuses de sécheresse, de cet air sec qui sait faire naître l’humidité de l’oeil.

Appropriation du silence de la nature qui gazouille, frémit, susurre, frissonne, avec la douce mesure d’une évidente sérénité.

Un peu plus haut se niche, se love le lopin où gargouille une discrète source rafraîchissante, dissimulée en partie, par la végétation rebelle et protectrice, par les arbres … par Lui, allongé, comme pour écouter par le sol les pas venant lui rendre hommage et partager son histoire, la comprendre, la poursuivre …

Magie !

Errer sans but, et sans pléonasme, est une activité vitale en cet espace préservé des miasmes d’ailleurs, des souvenirs lointains, des soucis qui ainsi s’estompent, avec une délicate timidité, face à l’énergie qui vient et s’enroule autour des pas pour bonifier la transpiration de l’effort consenti.

La vue s’égare, sans se perdre, dans l’horizon où gîte une masure sortant de la gangue de son passé ….  Un nid semble se bâtir, celui enfin où l’étape sera infinie, où on se posera avec la tendresse du coeur, celle qui est ici infinie aussi.

La vue se fond également dans des travaux de rénovation autres, dans des remise en valeur d’une terre sous laquelle bruissent ces racines, doubles, qui s’étendent en souplesse, en caresses, ensembles …pour tricoter des entrelacs de douceur sincère.

Qu’importe la saison.  La neige ouate les sons, sauf ceux du bois qui pète sous l’assaut des flammes ; la pluie nettoie les derniers grains de jadis ; le vent entraîne dans le lointain les images grises qui s’estompent ; le soleil embellit, autant que peut ce faire encore, le sourire ; la lune, complice, couvre l’étreinte ; les nuages s’esclaffent du duo qui marche main dans la main ; l’arc en ciel reflètent l’humeur ….

Magie !

Et puis, et puis quand le soleil dans un clin d’oeil va s’assoupir derrière les montagnes, l’azur se met à miroiter des danseuses, sans tutu, venant batifoler dans l’écrin de la nuit. Elles passent et repassent dans des orbes immuables, croit-on, d’aucunes même taquinent le regard en clignotant de plaisir …. Quelques traits de feu sabrent parfois ce ballet, en se consumant pour que les voeux s’accomplissent …

Les jours se succèdent sans heurts, sans contraintes, sans angoisses .. Le temps n’a plus la même valeur, il ne s’agit plus ici de secondes, minutes et heures .. il s’agit d’instant, de moment, d’espace … d’une rencontre perpétuelle, d’un échange permanent, d’une ébauche de fusion …. il s’agit d’être et d’êtres.

Peu importe les vagues d’avant, là est la quiétude … celle des pensées, de l’esprit, de l’âme … de l’intimité de l’individu qui s’est retrouvé dans le lieu, et dans l’autre qui l’accompagne, non comme un double ou une ombre, mais comme un complément si longtemps attendu.

Magie encore !

Le firmament, diurne comme nocturne, se retrouve et se reflète dans le regard qui chemine, souriant, vers la silhouette qui se trouve partout en permanence … Les étoiles étincellent, la lune pouffe, le soleil rit … l’arc en ciel fait un dais de ses dégradés pour protéger ce duo en marche ….. vers l’indéfini de cette osmose.

Magie toujours !

C’est en ce lieu, étrange par sa simplicité, qu’est le havre trouvé d’un repos partagé, consacré à soi et à l’autre, à l’autre donc à soi, à ce couple à la sérénité trouvée, ancrée dans le terroir de cette Ardèche un peu hors du temps qui n’existe plus .. Hier s’est dillué, aujourd’hui est savouré, demain n’existe pas …

Chris

mars 6009

ardeche1.jpg

 

Commentaires»

  1. On s’y croirait !!!

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  2. Connaissez vous le chataignier ?
    Connaissez vous le pont du diable ?
    Connaissez vous la croix de pierre ?
    Si vous les connaissez, ah, si vous les connaissez………
    Sinon il faut aller au pied des monts d’Ardèche…….

    Répondre

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