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Pélican 29 mai, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

Pélican

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Ce n’est pas la « formule 1″ du monde des oiseaux …. ce n’est pas un fringuant coursier qui fend l’air telle une fusée cosmique …. ce n’est pas la représentation suprême d’une Beauté avérée d’évidence … c’est un « lourd » d’apparence par son bec en sac de supermarché.

Ne dit-on pas, fort justement, que la beauté est intérieure ?

Lui est « impérial » dans sa manière un peu hautaine de déambuler sur les quais des ports, l’oeil aux aguets …. la démarche onduleuse comme s’il portait, outre des palmes, des sabots bretons. Cocasse ce déhanchement tandis que, tel la parabole d’un radar, son bec, flasque, tourne et vire en perpétuelle quête.

Pataud  est l’image de sa silhouette lorsqu’il déambule parmi les filets, les touristes, les navires qui reviennent de la pêche. J’irai même jusqu’à dire qu’il peut faire pitié dans sa recherche sans pause d’un peu de nourriture … Trompeur est cette mine de vagabond pouvant appeler la pitié.

C’est un redoutable avaleur, qui ne craint pas, en outre, à t’asséner quelques coups de son claquoir si par mégarde tu veux, innocent que tu es, lui faire miroiter une fausse proie.

De plus c’est un grégaire dont les colonies sont fournies, et bruyantes, tandis que les jeunes sont rassemblés en de vastes crèches mutualisées .. et oui, c’est un « socialiste » le bougre, qui pêche aussi en groupe, coordonné, quasiment un « soviétique » .. enfer et damnation et le libéralisme dans tout ça ?

Dégingandé il caracole le long de nos quais bétonnés et tristes tel un pauvre hère qui fait la manche .. pas l’eau qui sépare la Grande Bretagne de la Gaule, non, la manche en tendant la main comme un mendiant (et pas le biscuit succulent). Il en devient même parfois familier, enfin si l’on veut bien lui faire offrande(s), sinon il vous toise avec un certain mépris.

Oui ce pélécanidé est légèrement fier, voire même condescendant et dédaigneux avec une coulée de morgue qui surprend chez ce lourdaud (lourd d’eau) d’apparence.

Pourtant, pourtant il est devenu un « Symbole » … oui un Symbole tu lis bien !

Et pas n’importe lequel de Symbole, le gaillard …

Chrétien en premier lieu, dans notre civilisation judéo-chrétienne …. Chrétien oui depuis le moyen âge (comme moi) de notre occident où il a représenté la « Piété » .. Pourquoi ? Et bien à toi de chercher et de trouver .. l’exercice est salutaire à ta curiosité qui sait.

Ensuite il semble que se soit « l’ésotérisme » qui s’en emparât …. aujourd’hui encore cette espèce, menacée, recouvre une charge non négligeable pour celles et ceux qui cherchent urbi et orbi dans le secret de leur conscience, de leur coeur, de leur âme parfois.

Souventes fois d’autres mots lourds l’accompagnent dans sa déambulation symbolique comme : foi, espérance, charité … Oui tu remarques, c’est pas rien !

Pourquoi tout cela ?

Il est symboliquement représenté le bec ouvrant son estomac pour nourrir ses petits … une forme de nourriture que je te laisse méditer – transmission d’un savoir , sacrifice d’un parent pour ses enfants, image d’une réincarnation potentielle, nécessité de mourir pour faire vivre, et d’autres que tu découvriras peut être -, mais là je ne joue pas le rôle de ce pélican vis à vis de toi qui caresse ces lignes quelques peu étranges.

Apparences, trompeuses on s’en aperçoit ici en contemplant ce lourdaud si léger, ce vorace partageur, ce marin qui balade à terre comme les marins ivres de liberté et de terre ferme (et d’alcool un peu frelaté itou ..) ; lui n’est jamais saoul de boissons fortes, par contre il fait parti des partageux, de ceux qui savent faire sacrifice de leur vie, de leur aujourd’hui, de leur égoïsme … pour donner, transmettre …

Apparences, oui qui savent dissimuler au regard superficiel la profondeur du bec certes, mais aussi du coeur, la Force de l’âme … oui chez ce volatile sauvage doit de nicher une âme ….. du moins j’aime à l’imagine, et l’imagination, sereine, ne développe-t-elle pas une certaine, relative, Sagesse ?

Apparences, certes qui découvrent à ceux qui savent regarder, et voir, le Symbole vivant que la réflexion de l’imaginaire développe dans nos pensées « volatiles », évolutives, vivantes ….

Tout est apparences …

Tout est illusions …..

Tout est Symbole …….

C’est dans l’intimité de nos réflexions, de nos méditations, de nos contemplations qu’il nous appartient d’essayer d’être « pélican » en tentant d’assimiler le « rouge » qui se trouve occulté, celé dans l’Oeuvre qui bouillonne en nous, comme dans un athanor, où l’on trouve des sens bien plus profond que leurs acceptations usuelles et corrompues.

Cet oiseau est finalement fascinant …. son goitre , son bec à commissions, son caddy de chair nous fait parfois croire qu’il est laid, comme dans le monde de l’humain notre vue d’autrui est sélective et surtout superficielle. Ce n’est pas la silhouette, ce n’est pas la démarche, ce n’est pas tel ou tel part de l’être vivant qui est à regarder ; Il nous faut voir la globalité …

Quelques fois on nous cite  « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », « regarde à l’intérieur de toi et tu découvrira l’Univers », et tant d’autres mots qui recèlent des vérités cachées car étalées devant nos yeux atrophiés.

Alors, toi qui trotte sur ces quelques lignes de la toile, penses à voir plutôt qu’à regarder, à entendre plutôt qu’à écouter, à être attentif par tout ton être qui est au moins triple, à ne pas oublier que si « tout est symbole » …. il n’est pas interdit de penser que « tout est miroir » aussi .

Que tes pensées, réflexions, méditations puissent te mener vers la voûte étoilée si magnifique pour que tu commences à découvrir ton intimité étouffée par les scories accumulées.

Chris

mai 6010

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La glace 23 mai, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

La glace

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Un mot aux sens multiples bien entendu, aussi n’en conserverais-je que trois : c’est mon choix.

J’assume donc, sereinement, ce choix où vont se décliner, ensemble et séparément les aspects de glace-eau gelée, de glace-miroir .. et mon préféré … celui de glace-gourmande. Oui ça ne surprend pas tout le monde ….

Période de réchauffement de la planète Bleu corne-t-on sans cesse à nos oreilles martyrisées de ces cris fondant … d’explications torrides .. de perspectives qui noient notre demain sans rémissions. Les glaciers transpirent comme le glaçon dans ton apéro .. tu en restes esbaudi de cette magie naturelle qui fait venir la plage et le ressac au pied de ta terrasse.

Coulées d’eau gelée, iceberg dérivant dans l’immensité salée, flocons qui viennent tapisser mon balcon, grêle qui hache mon jardin …. givre qui ourle ma fenêtre vers noël, poésie du blanc, silence des craquements impromptus, ouate qui dissimule le macadam, perles qui viennent rafraîchir ma boisson estivale …… la glace de la nature des extrêmes températures, prosaïquement également celle de mon congélateur, est mathématiquement superbe à l’oeil.

Ces masses plus ou moins translucides endorment la campagne, font hiberner d’aucuns, donnent la chair de poule, même de canard, bleuissent et rougissent mon visage et entraînent le claquement de mes dents.

Je patine … et glisse vers la chute d’un blanc plâtreux ici …. Soudainement, par l’inattention je deviens de fait un vrai …. con-gelé, mais la faute à qui ?

Alité et souffrant je distingue une glace d’eau qui disparaît de mon environnement immédiat …. elle fond sans couler, elle s’évapore dans des nuages de buée narquoise, sardonique elle s’échappe me laissant pantelant avec mon plâtre, blanc.

Entre deux poussées de douleurs sourdes, j’arrive à me contempler (en un seul mot là) dans le miroir qui m’obsède et me montre pantelant avec cette excroissance blanchâtre qui enserre ma brisure.

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Cette vision sur-réaliste, un peu comique aussi, entraîne mes pensées vers d’autres lieux, d’autres temps, d’autres « moi » …

La glace s’est transmutée en psyché.

J’ai froid, j’ai chaud, je tremblote maintenant autant à cause de l’une comme de l’autre …. l’une est froide, l’autre est refroidissante ; j’en reste baba (sans rhum) de me mirer dans ce reflet de moi que je ne reconnais guère, tant habitué au flou de ma conscience éveillée.

Pourtant cette image est mienne, inversée mais mienne .. quoique inversée me chagrine car elle n’est donc pas « juste », du moins au regard .. peut être est-ce cela qui gêne mon auto-perception, voir son « soi » inversé .. presque voir son côté invisible, son ombre en quelque sorte, cette brume sans lumière qui se dissimule dans mon dos, et j’ai beau .. me tourner je ne peux la saisir .. je m’y refuse dans le fond, et c’est bien du « fond » dont il s’agit ici.

Il me souvient soudain un miroir …. un soir, en lumière … un bout de glace avec tain qui fée que les yeux se brouillent, le regard vacille, l’émotion fait humidifier et embarbouiller l’image et le porteur d’image … curieux n’est-ce pas ?

Souvenir, souvenance, hier …. et un puits, un gouffre, une caverne d’obscurité et de pénombre naissante là-bas au bout de ma vue, dans un demain qui me paraît lointain, difficile d’accès comme l’acceptation de ce reflet dans cette glace, froide, où je vois, pâle, un visage mangé par cette paire d’oeil, d’yeux, deux, dieu … Éclat brillant pour un instantané guère brillant lui.

Un choc et un bris de glace …. sans franchise ….. franchise aux sens divers, d’hiver comme la glace, la glace qui inopinément me fait saliver .. presque baver d’une envie impromptue.

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Ouf la gourmandise, oui je sais … mais j’assume … vient effacer les glaces froides et leurs débris.

Comment résister ? Dois-je résister ? Veux-je résister … Non, catégoriquement non ! A être dans les glaces autant y prendre plaisir, pour réchauffer l’ambiance précédente. Oui « réchauffer », paradoxalement, car les calories réchauffent, et en fait ce n’est pas pas gourmandise que je cède (aisément) à la tentation (et pourquoi pas ?) mais pour réchauffer mon être !

Tu doutes ? Tu ne me crois pas ? Mais si, mai si, mé si, messie ….. c’est purement « médical » cette inclinaison que je puis avoir pour une crème lactée glacée à point, et point trop ne faut (sinon gare aux dents). Avoues, avoues que tu comprends mes motivations profondes après les épreuves de la froidure, de la brisure, et celle surtout … oui celle-là est la pire, tu le sais comme moi.

Est-ce facile ? Non !

Non car il faut alors choisir ….. le(s) parfum(s), le nombre de boules (comme à la pétanque), faire semblant d’être indifférent à l’excitation qui fait briller le regard caressants les bacs débordant de spécialités italiennes (les meilleures !!! Si, si, si ….. tu peux me croire sur parole, ou sur ce que tu veux).

Une confidence tout de même : lactée(s) oui mais les sorbets aussi ! Foin d’intolérance et de préjugés … soyons ouvert, béant aux diversités, aux d’hiver citées, mais je reste ferme, affirmatif et constant … italienne (même de la seconde génération) et j’y retrouve le symbole d’une petite pierre précieuse …..

Dégustons donc ces glaces, toutes, tout en observant la course des étoiles sur ce fond de voie lactée … elle aussi.

Chris

mai 6010

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Saison 8 mai, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 2 commentaires

Saison

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Banal ce mot, simple le concept sous-jacent, tout le monde connaît, tout le monde sait .. et bien que nenni !

Ce que tu « sais et/ou connais » est-il exact ?

En notre hémisphère nord, en notre contrée dite « tempérée » tu en as conscience intuitivement, ou plutôt tu fais appel à ton inconscient où s’est emmagasiné un fatras d’informations plus ou moins fiables ….

Saison est un laps de temps .. saison se décline apparemment en quatre parties se succédant au cours d’une année, année qui représente un moment de notre planète par rapport, notamment, au soleil.

Saisons, pour nous, enfin pour moi, sont liées aux équinoxes et aux solstices qui ouvrent, tour à tour « une » saison …. Pourtant si pour moi, habitant ici, ce sont ces phénomènes qui ouvrent les saisons, il n’en est pas pareil partout …. cherches un peu et tu trouveras.

Saison est une mesure de cycle, liée à Sol et Séléné, d’une manière ou d’une autre .. et pour nous « rationalistes » (enfin il paraît) ces cycles sont mathématiquement déterminés. Mais est-ce que la Nature peut être obligée par la mathématique à se plier à ces contraintes à la fois réelles, concrètes, mais aussi théoriques, un brin intellectuelles.

Vivaldi et Tchaïkovski sont les deux noms qui éclosent à ma pensée (si, j’en ai une ! …. au moins ….) quand je songe à saison, c’est curieux qu’un phénomène disons physique et astronomique fasse naître, pour moi, des airs musicaux. Mais la musique est elle même mathématique, mais la musique est partout sur terre et dans l’univers, urbi et orbi ….. le silence n’existe pas et les saisons savent également chanter pour moi.

Symboles jaillissent alors, religieux disons (hé oui, éducation judéo-chrétienne oblige) : Noël aux racines bien antérieures à cette naissance bi-millénaire, Pâques et ses cloches (suis mon regard) et ses oeufs (chocolatés bien sûr), St Jean et son prologue si riche d’énigmes, Halloween et nos ancêtres celtes aux druides mystérieux ..

Cycles écologistes (mot à la mode ne crois-tu pas  ?) que ces défilements de vie à mort du monde végétal étant sensible tant à Sol qu’à Séléné  au sein de Gé nourricière … Même le minéral, imperceptiblement à nos regards fugaces, mue et transmue dans une évolution continue et perpétuelle .. Quant à l’animal, dont nous sommes partiellement, il assume sans état d’âme ses rôles complexes de prédateurs incompréhensibles pour moi. Équilibre pourrait-être ma vision à cet égard.

Saison se décline par … par laquelle en premier ???

Oui pourquoi celle-ci plutôt que celle-là ???

Chacun son choix, arbitraire ou  réfléchi, selon ce qu’il ressent, sent, suppute, subodore … selon, qui sait, sa conception de la Vie … selon une éthique profondément ensevelie sous des strates d’histoires un peu biscornues, erronées, manipulées, partielles, partiales, et j’en passe et des biens mieux que pire.

Tu es curieux, un impatient qui piétine sur place devant l’attente d’Une solution que tu penses (heu …), crois .., que je vais te servir à point sur un plateau rutilant d’explications limpides, dans un vase débordant de vagues d’images simplifiées, au bout d’une fourchette d’argent comme une perle d’huître bailleuse.

Non, no, niet, nix, nein, ez, na, pù shi, awa, laa, hayir, nej ! Que nenni point du tout !! En plus d’être curieux, serais-tu une lichée fainéant ?

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Les saisons, classiques, sont quatre. Je commence par celle en cours …. Printemps, Été, Automne, Hiver. Tu peux vérifier c’est complet, connu, elles se suivent comme on sait, rien de neuf (non pas le chiffre), rien d’original non plus, rien d’extra-ordinaire, rien de fantastique, rien d’exceptionnel, rien .. Je perçois comme une goutte de déception dans ton regard hagard de tant d’évidence.

Mais ne penses-tu pas que l’évidence est merveilleuse ? Comment une « évidence évidente » peut-elle ainsi accoucher de tant de rêves, de tant de songes bleu, de tant de beauté naturelle, de tant de magie et de mystère qui nous laissent pantois … muet de saisissement face à cet enchaînement qui libère paradoxalement une série coulée d’évolution en boucle.

Le passage, en souplesse souvent, heurté quelquefois, violent à l’occasion, de l’une à l’autre me rappelle fugacement la course du lapin d’Alice au pays des merveilles …. une sorte de film des frères Lumière déjà coloré, parfois un dessin animé aux implications multiples dans l’appréhension des secrets d’une nature rebelle à l’homme .. en un mot le reflet d’une Vie.

Cette ronde saisonnière est toujours une re-découverte de la nature et de soi-même, le temps passe dit-on .. et les saisons peuvent en être les témoins, mais ces cycles se reproduisant nous risquons de finir par croire que tout est quasiment immuable, ce qui est faux, profondément, définitivement.

La question reste posée …. Quelle d’entre ces quatre est la première ?

Bigre, y-a-t-il une réponse unique ? Probablement que oui .. mais pour chacune et chacun de nous .. du moins c’est ce qu’il me semble quand j’écoute, muet, les discutions d’autrui, quand je vois les représentations artistiques, quand « l’information » sort ses « marronniers » , quand les commerçant s’en mêlent, quand les paysans laissent échapper quelques bribes de leur mains calleuses, quand …..

Et puis un « cycle » tel celui-ci peut-il avoir un début et une fin ? Même si je ne perçois pas la durée qui dépasse ma vie actuelle, les saisons, comme un manège enfantin, tournent en quelque sorte ; et tourner c’est décrire un cercle, voire une ellipse, et ces figures géométriques n’ont pas de commencement ni de terme … En ces cas là compte le point centré, central, d’origine plus qu’une ligne circonférentielle qui en naît.

Pour le point central, on verra cela une autre fois …….

Tu trépignes presque de ces mots qui dansent, un peu ironiquement, un peu déroutant, un peu .. taquin ; mais c’est ainsi que je laisse vadrouiller mes pensées, que je laisse glisser mes doigts sur un clavier, que je laisse se dérouler images et sons dans ma rêverie éveillée, dans l’instant d’une éternité …

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Tu attends, hé oui, être curieux nécessite la patience entr’autres.

Ma saison .. celle qui est première pour moi, celle que je préfère par nature et par secrets qu’elle dissimule, celle qui sait me susurrer les esquisses de solutions à mes énigmes intimes, celle qui caresse mes pensées, celle qui arrive parfois à percer l’ombre de mon chemin, celle qui me crie muettement des horreurs et des douceurs, celle qui reflète mes peurs et mes espoirs, … celle qui me réchauffe est … l’Hiver.

Trop pensent que l’Hiver, le froid, sont synonymes de mort et de dernière saison …. Pour moi, comme d’autres d’ailleurs et d’ici, c’est la Première, celle qui sert de base, de socle, d’origine à la succession et à l’enchaînement naturel. Certes n’ayant ni début ni fin, le cycle fait que le Premier est le Dernier, que l’Alpha est l’Oméga, que le commencement est ….. Éternel. Et oui médites sur cela ….. visite l’intérieur .. et tu trouveras (peut être) la Pierre cachée.

C’est dans l’apparence de la mort, sous le froid qui détruit les miasmes, que germe la naissance de demain. L’Oeuvre au Noir, la « putréfaction » est vitale à l’éclosion, visible, de la Vie. Vie en tous ses sens, Vie « urbi et orbi », Vie matérielle et spirituelle, Vie dans sa totale globalité.

Oui l’Hiver me réchauffe paradoxalement, car je perçois les frémissements de demain, les envolées qui se préparent, le puzzle qui s’avance, la Parole qui chemine, l’aurore qui pointe …. La maturation hivernale, « hibernale » est un bouillonnement invisible de la Force dont va jaillir la Beauté dans des éclats de Sagesse.

Lorsque la neige vient ouater l’environnement, c’est une couette qui vient couver le grouillement qui se cache encore à notre vue. Lorsque le froid vient figer notre atmosphère, c’est un bouclier qui vient épurer les frémissements à pousser. Lorsque le jour recommence à grandir, c’est l’annonce solsticiale que tantôt est là, prêt à émerger.

Alors, irrésistiblement mes yeux sont attirés, aimantés vers l’empyrée où le scintillement des multitudes d’étoiles me font reconnaître ton sourire et aimer, aussi, cet hiver …

Chris

mai 6010

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