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No comment …! 29 octobre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , 1 commentaire

No comment …!

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Anglicisme, barbarisme, américanisme … Négation de notre « belle langue française » … Écran de fumée pour n’avoir pas à dire, clairement, comme un vrai Gaulois : « sans commentaire » ! Et puis ça fait plus smart … heu … « chic » d’aucun dirait même … « intelligent » (où va donc se nicher celle-ci ? Outre manche et outre-Atlantique donc !), j’hallucine …

Contre-sens ce « no comment » qui, de fait, en est un, et pas des moindres car chargés d’une charrette et de quelques brouettes de « sous-entendus » inexprimés mais exprimés dans le silence muet d’un claquement anglicisé.

En fait je pourrais, personnellement, y voir (ivoire) comme une « clé » (blanche) permettant l’ouverture d’une porte menant à une échelle mystérieuse, elle-même source de compréhension hors des mots sonores pour atteindre l’essence-ciel de l’être. Vision des plus étranges j’en conviens (en un seul mot ici), mais pourtant … médite sur cette image allégorique frôlant le symbole.

« no comment » reste dans l’inconscient collectif comme chargé de deux aspects : le premier est la dissimulation pseudo « intellectuelle » d’un vertigineux abîme d’impossibilité d’aligner, à peu près correctement, deux mots, deux phrases .. deux idées dans le meilleur des cas ; le second des aspects est la tentation de paraître « bien informé » mais tenu au « secret » ou du moins à la discrétion qui sied aux gens de bon ton (thon quelquefois, mais pas rouge celui-là étant protégé un peu).

Le « no comment » (« sans commentaire ») est tout de même utile parfois .. il évite de balbutier dans d’inter-minables borborygmes des contres vérités, ou pire … de réelles véritables vérités … nonobstant des âneries de bourricots !

Et puis n’avoir aucun commentaire à faire .. ça arrive ! Vraiment .. sans arrières pensées d’un arriéré d’une arrière boutique .. Si j’insiste un chouya …. c’est pour ta compréhension bien sûr.

Ce qui peut être amusant c’est d’entendre cette expression alors qu’elle annonce de facto un silence …. à l’instar du « silence » que l’on trouve sur une partition entre notes blanches et noires, simples ou multiples …. une respiration quoi.

Mais le silence est parfois bruyant …. étonnamment bruyant …. si bruyant que l’on se bouche les oreilles …. mais ce silence bruyant on ne peut le fuir, il est en nous.

« Sans commentaire » donc en bon français ! Bon, c’est vite dit (oui une syllabe de trois lettre n’est jamais « longue »), alors disons du français correct comme on l’apprend (encore ?) dans nos écoles laïques et républicaines (tiens, ça existe encore ça ?).

On s’aperçoit que « no comment » déclenche sans contestation des rafales de commentaires justement, du genre spéculations, arabesques de l’esprit qui vont farfouiller dans le « non dit », déductions inductives jaillissantes de notre (pseudo) intuition basée sur nos envies profondes très souvent …. et là : RIEN !

« No comment » se mord la queue en ne provocant en toi aucun commentaire …. tu restes muet en attendant la suite, comme ça, sans aucun effort même potentiel, passivement, bref tu te laisses aller à la facilité …. c’est pas bien. Crois-tu réellement que je vais te mâchonner et régurgiter la substantifique moelle de cette question essence-ciel et fondamentale ? Et bien NON !

Ton attitude, présentement, me laisse perplexe un brin (de blé) .. tu attends au lieu de te poser des questions, voire (si c’est un jour faste) d’envisager l’esquisse du début d’un commencement d’une poussière de « réponse personnelle ». Comment penses-tu (oui je te flatte là) que je fais, que je fis, que je fasse …. je m’interroge !

Comment ? Quoi comment ? Holà faut se réveiller et atterrir promptement ! Comment est une question, pas une réponse hé banane, faudrait voir à suivre un peu mieux au lieu de « bailler aux corneilles » (qui s’en moquent d’ailleurs).

Ça t’en bouche un coin de te retrouver face à toi même avec cette ridicule histoire de « no comment » ? La puissance de »l’Ecrit » éclate ici quand on se rend compte que l’écrit brise la passivité en cassant les digues de notre indifférence naturelle au questionnement .. Ce n’est pas « l’image » que, comme moi j’avoue, tu absorbes sans broncher le moindre cil et sans que ton « esprit critique » puisse s’exprimer.

Je vais te livrer une « astuce », oh pas un conseil non, juste un souffle qui est bien utile quand on est face à ce « sans commentaire »  …. la réponse à ta question non exprimée est en toi, et si tu veux la connaître, l’apprécier, la voir ….. lève ton regard vers cette voie cosmique qui recouvre notre espace … cette voie lactée qui surgit de la voûte étoilée … là tu verras ….. que le « no comment » se dilue dans ce regard qui croise le tien, et qui te sourit ….

Chris

Octobre 6010 

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Taquin 24 octobre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Taquin

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Ces deux syllabes, ces trois consonnes et ces trois voyelles me plaisent ainsi liées … N’est-ce pas curieux que je puisse être sensible à cette sorte de poésie, d’autant que la prononciation du mot lui même claque comme un pétard de gréviste.

Taquin

C’est un adjectif masculin singulier …. j’apprécie le « singulier », un peu comme un gâteau qu’on picore. Masculin quant à lui me paraît plus .. moins .. bref, en ce cas la mixité s’imposerait je pense.

Taquin

Malgré la sonorité sèche du mot prononcé, j’y discerne aisément l’aspect plaisant, l’aspect un brin amusé, l’aspect titilleur même ; c’est tout de même curieux que je sois si sensible à ce terme dont la notion est trop peu, à mon goût, usité.

Me voilà bien avancé avec ce concept que j’estime souriant mais dont il m’est difficile d’en exprimer le pourquoi du comment. Me faudra-t-il quérir mes souvenirs, me mirer dans l’onde d’une flaque d’après orage, humer le fumet d’un passé évaporé ?

Soudainement me revient à l’esprit (oui je sais … et bien oui j’ai des restes) que « Taquin » est également le nom d’un jeu, et d’un jeu qui m’agaçait prodigieusement lors de ma jeunesse au millénaire évanoui … Tu ne connais pas ? Mais si, mai scie, messie .. ce petit carré de matière plastique avec une flopée de cases mobiles soit colorées, soit munies d’une lettre, voire même parfois d’un chiffre.

Souviens-toi ! Un espace vide trônait dans ce carré magique, ce carré long quelquefois et te permettait de faire une combinaison (non pas un « dessous » voyons, sois sérieux), pour ma part cela me faisait monter …. la tension, le rouge aux joues, l’âcreté de la bile dans la bouche, un wagon d’énervement quoi !

Oh je devine ton amusement quelque peu ironique devant mon désarroi de jadis, serais-tu « moqueur-moqueuse » , attention ce n’est pas synonyme de « taquin » …. Mon impatience te fait jubiler si j’entends bien, d’ici et de là, l’ironie (teintée d’amusement) qui cascade et déborde en pixels de mon écran.

Je veux bien te concéder, avec le quart du tiers de la moitié de mon sourire qu’effectivement … mais c’était naguère .. aujourd’hui c’est un peu différent en étant pareil mais comment pourrais-je le reconnaître ? Bon d’accord, ok même, c’est encore le cas, j’avoue …. sans l’ombre de l’esquisse d’une miette de regret .. et toc !

Il me plaît ce mot, il me plaît ce concept, il me plaît de le mettre en oeuvre (maître en oeuvre) autant que peut ce faire dans les minutes qui caracolent dans mes journées, j’en savoure les multiples facettes que je découvre, avec gourmandise (oui ça aussi ..) quand je peux un peu l’utiliser à bon escient bien sûr.

Et toi ?

Oui, et toi ? Qu’en penses-tu de ce « taquin » …. même abrité, camouflé derrière cet écran électronique qui n’est ni une armure, ni une carapace même pas une protection de ton anonymat qui t’arrange bien.

Pas de bol hein !  je t’interroge directement, sans intermédiaire, d’écran à écran …. alors que tu étais en embuscade comme face à un demi bien glacé en plein été, convoitant cette source où t’abreuver …. plutôt passivement, voire même égoïstement … Et bien non ! Qu’en penses-tu TOI ?

C’est facile, ne crois-tu pas, d’être juste un passif lecteur d’une logorrhée scripturale hiéroglyphique bien calé dans un fauteuil confortable, un paquet de bonbons à portée de main, à se gausser sans une once de pitié des malheureuses phrases que je tente d’aligner et de rendre cohérentes au travers de mon délire passager (oui, il n’est que passager … déçu ?) ….

Oui je t’interpelle comme un vulgaire délinquant (primaire) car le voyeurisme est « moralement » un délit … parfois pour le concerné un délice je peux comprendre ça .. mais il n’en reste pas moins que j’eusse préféré que tu te manifestasses via quelques mots balbutiés en commentaire …. Oui c’est pas facile hein !

Passons ….

Taquin reste une source, pour moi, de jeux divertissant, de retour à l’enfance (en suis-je sorti ?), de clins d’oeil amusés, de sourires esquissés, de complicité partagée … même qui sait quelque fois d’affection masquée.

La prononciation de ce mot, qui roule dans ma bouche où trône un palais, m’enchante comme une balade dans la forêt de Brocéliande … ça te semble étrange ? Voyons ….. laisse aller librement ton imagination au sein de ton imaginaire et tu verras … sans regarder, un plaisir rare je t’assure.

Taquin est un exercice pas si facile que cela, pas simple à utiliser, pas courant à mettre en oeuvre (maître en oeuvre – bis -) et pourtant c’est « sympathique » de passer de l’adjectif au verbe : taquiner …. J’en jubile solitairement que d’y songer, chacun ses vices, ses vis, sévices .. pour ma part je reste serein et imperturbable en usant d’icelui qui me met de bonne humeur …. une sorte de plaisir égoïste j’en conviens (en un seul mot, attention ..).

C’est inné, c’est génétique, c’est comme ça ….

Alors quand mes yeux semblent s’égarer dans l’immensité du cosmos, quand mon regard paraît se perdre au travers de la voûte étoilée, quand je laisse croire que la voie lactée m’a noyé dans sa foultitude d’astres vibrionnant et de constellations clignotantes c’est, en fait, pour me laisser taquiner dans cet infini par ton regard souriant ..

Chris

Octobre 6010 

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Parler dans le vide … 14 octobre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Parler dans le vide …

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« Parler dans le vide » est une expression cocasse.

Tout d’abord de manière naturelle le « vide » n’existe pas, c’est démontré scientifiquement, y compris dans l’espace inter-stellaire. Eh oui c’est ainsi.

Ensuite « parler » n’est qu’un des moyens d’expression humaine ; en fait c’est celui lié au « son », cette vibration qui vient heurter nos tympans et être alors traduite par notre cerveau.

Mais « parler » de façon « sonore » est rarement utilisé de manière isolée : en effet lorsque l’on parle, il y a  d’autres signes non sonores qui se mettent en oeuvre en « prime ».. des mimiques, des ébauches de gestes, des mouvements corporels complexes, bref nous communiquons bien plus globalement que nous le pensons.

De là découle le glissement que nous faisons insensiblement du vocable « parler » à celui « d’exprimer » … cette transition mérite notre attention et nos réflexions approfondies, je te laisse bien entendu « t’y mettre » de ton côté de l’écran.

Bien ceci « dit » (par écrit : voilà un exemple ..) l’expression est aussi multiple que plurielle .. La Parole quand à elle est probablement d’une « autre Nature » (on peut relire avec profit le prologue de l’évangile de Jean – oui c’est un écrit qui « parle » de Parole …).

Parler dans le vide peut donc être considéré comme une image, une métaphore, un symbole … En fait j’aurai tendance à considérer que l’expression/parler se retrouve dans toutes actions humaines, notamment mais pas exclusivement au travers des arts ; quand au vide ne serait-ce pas le fait que notre expression se fasse sans interlocuteur réel, ou du moins avec un partenaire « sourd ». Nous sommes donc seul avec notre écho, quasiment face à un miroir …

Mais est-ce une réalité que cette expression si populaire que l’on n’y fait guère attention, dans le fond … Que cache-t-elle derrière ces quatre mots d’une banalité qui n’est pas écornée par ce rassemblement de lettres et de sons.

Il n’est pas du tout automatique, ni obligatoire que d’être seul pour parler ainsi, d’autant qu’être seul avec soi-même est-ce une solitude ? J’en reste perplexe …

Non je vais écarter ce cliché, erroné je pense, du solitaire déclamant à la cantonade ses paroles en rondes de mots allant se fondre dans l’immensité où il croit se trouver …. Parler dans le vide n’est pas, me semble-t-il, soliloquer solitairement  (« pléonastiquement ») dans un désert quel qu’il soit ; se serait un contre-sens non ?

Si je ne m’abuse, cette « expression » recouvre plutôt le sentiment de n’être pas entendu … à tord ou à raison d’ailleurs.

Ne pas être entendu est tout de même assez étrange si l’on considère l’ensemble des moyens que nous avons pour « parler », pour nous « exprimer » au travers de nos cinq sens et des autres moins connus … Si cela arrive (et ça arrive hélas) est-ce de notre faute, celle de celui (ceux) au(x)quel(s) nous tentons de nous adresser ?

La Parole est créatrice, puissance, vie …

Lorsqu’elle devient expression elle est le moyen de communiquer avec autrui selon un phénomène physique et biologique bien connu .. mais c’est insuffisant à l’appréhender ainsi, c’est un méli-mélo auquel nous ne prêtons pas, plus attention .. à tord. Et puis existent les interférences, les erreurs de transmissions verbales et sonores, le ton employé, tout un environnement parasite souvent.

D’autres moyens, moins sonores, mais tout aussi sensuels existent pour s’exprimer .. et rompre cette apparence de « parler dans le vide ». Le vide n’étant lui-même qu’une apparence trompeuse, il convient que nous soyons vigilant à leurs apparitions inattendues, impromptues ou volontaires.

Une autre approche donc est que « parler dans le vide » est la conséquence de n’être pas entendu …. oui c’est là aussi un pléonasme, mais celui-là nous touche énormément, y compris dans les zones inconsciente de notre personnalité. N’être pas entendu, ou au moins écouté, déclenche des réactions souventefois acerbes même s’ils elles ne sont pas clairement perceptibles.

Pourtant les autres sont peut être quelque fois sourds, mais sont-ils également aveugles aux divers  signaux que peuvent être des écrits, des peintures, des chants, des attentions discrètes (trop sûrement), bref sont-ils insensibles à ce qu’il ne rentre pas dans leurs schémas perceptibles habituels . je parle, tu entends vaguement, mais tu n’écoutes pas mes silences assourdissant qui se bousculent vers ta silhouette comme mes mains parfois.

Sont-ils (trop) tournés sur leur « propre » ego …. leurs propres pensées qu’ils se font de ce que devrait être …. et ainsi rester indifférent aux multiples messages qui viennent percuter leur armure d’indifférence ou d’à-priori, voire d’étroitesse dans leurs champs de vision humain qu’il ne savent plus utiliser ?

Mais « les autres » n’en faisons pas nous même partie ?

On pourrait presque imaginer que le « vide » est devenu en quelque sorte un quasi synonyme de « solitude » et « d’isolement » … une société qui laisse se répandre ces glissements n’est-elle pas une société qui s’asphyxie dans ses miasmes d’égoïsme, voire pire ….

D’une certaine manière le « vide » dans lequel on pense (c’est une image) s’exténuer à vociférer n’est-il pas en chacun d’entre nous, gravissime phénomène qui nous entraîne dans une vertigineuse plongée au sein même de nos profondeurs quelque peu ténébreuses.

Parler dans le vide, se parler à soi-même, parler à son écho …. en se regardant dans un miroir, en regardant le vide qui germe trop souvent dans notre trajectoire, sur notre chemin, le long de notre quête …

S’époumoner, s’égosiller, hurler à la lune tel un loup famélique en recherche de proie, telle n’est pas notre destinée naturelle, l’épanouïssement humain n’est pas d’être aussi creux face au vide, que muet dans un cri !

Quand à moi je ne sais si je parle dans le vide, ça m’arrive (peut être plus souvent que je ne pourrais l’imaginer), mais ce dont je reste persuadé est que j’arrive et j’aime à dialoguer plongé, immergé, bercé par la voûte étoilée qui me murmure ses secrets et ses contes en me renvoyant l’éclat de ton regard, et j’aime …

Chris

Octobre 6010

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Digression … catalane 5 octobre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Digressions , 1 commentaire

 

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Trimestre.4 2 octobre, 2010

Posté par hiram3330 dans : Billevesees & coquecigrues , ajouter un commentaire

Trimestre.4

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L’ultime ?

Qu’est-ce qui peut bien être ultime dans notre univers, on ne sais même pas comment il a pu commencer ! Alors « ultime », même pour un trimestre, c’est quelque peu aléatoire ne penses-tu pas ?

Le quatrième, quatre (chiffre/nombre de la matérialité) est ici le dernier de la série, ni plus ni moins, et comprend autant de mois que ses trois prédécesseurs avec Octobre, Novembre et Décembre. Pourtant il clôt l’année civile (chez nous du moins) dans un soupçon d’agonie apparente ; ah les apparences …

C’est en ce quatrième que la chanson nous susurre que « les feuilles mortes se ramassent à la pelle », ce qui pour l’éco-système est une hérésie privant le sol d’un amendement vital .. comme quoi parfois la « poésie » peut rimer avec « hérésie », étrange n’est-ce pas ?

Voilà l’automne donc qui déroule son tapis en dénudant les feuillus frissonnant, en rougissant le paysage, en augmentant la fébrilité de ces animaux préparant leur hibernation proche, et pour nous c’est souvent principalement « la rentrée des classes » …. suivant la fin des congés estivaux (pour ceux qui peuvent bien sûr).

Période mitigée, hésitante, parfois grignotée par un « été indien » (Joe Dassin l’a chanté), les pluies qui viennent nettoyer la poussière du sable des plages, et remplir autant que peut se faire les nappes phréatiques  de la vie, car l’eau c’est la vie (comme l’air, le feu et la terre … te souviens-tu ?).

L’être humain est morose, il sent la nature se tourner et se retourner, prête à s’assoupir quelques secondes de son éternité et lui ne le peut ! Il ne le peut car il est un « être supérieur » (dit-il, justement à son niveau ..), et la supériorité ne va pas de pair avec le sommeil (croit-il le niais).

Ce trimestre ci est donc celui de l’hésitation, on ne sait s’il faut regretter l’été qui s’est terminé, ou s’il faut espérer aux froidures à venir .. C’est maintenant que le bilan se fait : a-t-on suffisamment profiter de l’accumulation de chaleur ? Va-t-on suffisamment accumuler de « graisse » (oui !) pour combattre les températures qui vont chuter dans la ouate neigeuse ? Va-t-on se poser, et préparer, les « fêtes » qui approchent, mais surtout les cycles à venir …

J’hésite !

Pourtant j’ai une préférence naturelle pour le « frais », voire le froid qui stérilise et revigore physique et psychique ne t’en déplaise .. C’est un phénomène que nous n’appréhendons pas assez pour mieux savoir l’apprécier, et assimiler son indispensabilité.

La nature est rouquine … avant d’être assez dénudée .. Rouquine, tendance « rouge » … Rouge couleur alchimique qui fait rêver par son pouvoir d’immortalité potentielle … Qui sait, peut être se dépouiller (tel la végétation souvent) est source de progression, de progressivité, de naissance .. de re-naissance … étape indispensable à la Vie.

Cela me fait songer que cette période est devenue, ici, celle du re-début scolaire … hasard … clin d’oeil … indice ; la scolarité dans nos contrées éclot donc alors que la nature paraît agoniser … étrange. Ça m’interpelle comme on dit. Toi non ?

Période des champignon, si l’humidité fût suffisante et l’aquilin pas taquin, période des olives si la mouche n’a pas dévasté les fruits grassouillets, période de repos déjà pour bon nombre de cultures « humaines », période de rentrée pour les animaux « domestiqués » et producteurs de lait …. période riche au-delà des apparences de la vision canaille d’un thermomètre se recroquevillant.

Nous avons envie de profiter des « derniers beaux jours », comme si chacune des journées n’était belle ?

Trimestre d’attente, d’attente de quoi finalement ?

De l’été pour bon nombre ! 

Déjà ? Oui ! Ceux qui sont tournés vers le soleil (pâlichon maintenant) pensent que les mois à venir vont être tristes …. Bizarrement on devrait probablement, et au contraire, aimer ceux-ci qui prépareront ceux là. L’automne par la Beauté de ses paysages nous indique que nous nous devons d’estimer chaque période du cycle comme l’ensemble d’icelui.

Et puis avons-nous le choix ? Pas en ce domaine car nous sommes partie prenante de ce vaste et ample mouvement qui me fait songer autant aux marées qu’à l’Ourobouros de la symbolique ; nous y avons notre place, notre rôle, notre utilité comme d’autres …

Ce trimestre, dernier pour un calendrier civil, je l’apprécie pour la progressivité qu’il entraine si l’on sait regarder et voir.

Quel que soit le trimestre, le mois comment pourrais-je m’empêcher (et le veux-je ?) de tourner mon regard vers la nuit étoilée que j’aime par les images que j’y discerne, qui apaisent mes doutes par le sourire dissimulé que j’aperçois à travers « le temps et l’espace ».

Chris

Octobre 6010

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